10 TUEURS EN SÉRIE QUI ONT MARQUÉ L’HISTOIRE DU MAROC

tueurs en série

Abdelali Hadi (à gauche) et Hicham Raoui. © Copyright : DR

Le Maroc a connu son lot de terreur, de suspens et d’histoires sanglantes. Ici comme aux Etats-Unis, les tueurs en série ont fait des ravages. Marchands ambulants, SDF, ancien militaire… Bien souvent parias de la société, ils ont converti leur rage en pulsion criminelle.

1. Abdelhak Toumi

Cet homme-là a fait trembler la ville d’Agadir pendant l’année 2006. Abdelhak Toumi, alors âgé de 44 ans, sillonnait les rues de la capitale du Souss à la recherche de prostituées, ses principales victimes. Après avoir eu un rapport sexuel avec elles, le tueur les étranglait avant de les découper en morceaux et de jeter leurs corps dans les bennes à ordures ou les terrains vagues. Arrêté en 2006, il a été condamné à perpétuité.

2. Hicham Raoui

Trois malheureuses victimes ont croisé le chemin de Hicham Raoui, qui était alors marchand ambulant entre 2007 et 2008 dans la ville de Settat et ses alentours. Pendant un an, le criminel âgé de 31 ans parvenait à se fondre dans la masse, affichant un caractère charmant, calme et discret. Un homme d’apparence agréable qui n’avait aucun mal à séduire les jeunes femmes de 20 ans qu’il ciblait. Après avoir été enlevées, les jeunes femmes étaient violées puis étranglées. Hicham Raoui a été arrêté le 17 mars 2008 et condamné à la peine de mort.

3. Mohamed Belahrach

Cinq crimes sont à mettre à l’actif de Mohamed Belahrach, qui pêcha d’abord par son penchant pour les péripatéticiennes et l’alcool avant de commettre son premier meurtre. Entre 1993 et 2001, année de son arrestation, l’homme écumait les bars et les endroits peu reluisants d’El Jadida à la recherche de prostituées. Ses vices lui coûtant de plus en plus d’argent, il tua sa première victime d’un coup de couteau dans le dos afin de ne pas avoir à la payer. S’en suivirent quatre autres meurtres avant qu’il soit pris en flagrant délit par la police. Avouant les faits, il a été condamné à la peine de mort. Il s’est éteint en 2010 des suites d’une longue maladie.

4. Abdelali Hadi

Enlèvement, viol, mutilation et strangulation… Tels étaient les méfaits de cet homme qui de 2001 à 2004 fit neuf victimes, parmi lesquelles des garçons âgés de 13 à 16 ans. La ville de Taroudant se souvient encore de ce marchand ambulant de 39 ans surnommé «le tueur de Taroudant». Connu pour ses penchants pédophiles, l’homme ne s’attaquait pas à tous les enfants, mais aux enfants des rues qui s’adonnaient à la prostitution. Des proies faciles pour ce monstre qui leur promettait de l’argent avant de les tuer et de les enterrer dans un terrain vague où il avait lui-même élu domicile. Il sera arrêté le 2 décembre 2004 et condamné à la peine de mort.

5. Abdelali Amer alias Boussemma

Sans domicile fixe, Abdelali Amer était bien connu des services de police de Rabat pour avoir été incarcéré à six reprises pour viol, agression et vol. Contrairement aux autres tueurs en série, celui-ci n’avait pas de victimes de prédilection. Il tuait toute personne qui avait le malheur de croiser son chemin afin de la dépouiller en lui écrasant la tête d’un coup de pierre. Une manière pour lui de gagner de l’argent et de vivre jusqu’au prochain meurtre… L’ancien militaire de 43 ans à l’époque des faits a tué 14 personnes entre 2004 et 2005. Il a été arrêté le 9 août 2005 et condamné à la peine de mort.

6. Mesfiwi Hadj Mohammed

Cet homme là est sans contexte l’un des pires criminels qu’ait connus le Maroc. Né au XVIIIesiècle, ce meurtrier a sévi en 1906 en faisant plus de 36 victimes à Marrakech. Cordonnier de profession, il s’attaquait aux femmes qui avaient le malheur de tomber dans son jeu de séduction en acceptant de dîner avec lui et de le suivre à son domicile. Le meurtrier avait pour complice une femme de 70 ans surnommée Rahali. Celle-ci l’aidait à choisir ses cibles et à commettre ses crimes. Une fois la victime endormie, les deux complices l’étouffaient, la dépouillaient de ses effets personnels avant de l’enterrer dans la maison où l’homme logeait. Arrêté le 2 mai 1906, il a été condamné et fouetté jusqu’à la mort sur la place publique.

7. Abderrahmane Souhi alias Mjinina

Originaire de Borj Moulay Omar, dans les environs de Meknès, Abderrahmane Souhi alias Mjinina, était depuis son plus jeune âge sujet à des crises de folie et d’hystérie. Des accès violents qui laissaient penser à son entourage que l’homme était littéralement possédé par le diable. On ignore à quelle date il commença à commettre des meurtres. Son premier crime connu remonte à 1991, lorsque Mjinina tue Hanfouza, un chef de bande qu’il compte parmi ses ennemis. Après l’avoir attaqué, il le décapite en récitant un verset du coran puis place sa tête dans un sac en plastique qu’il dépose à la Gendarmerie. Condamné à mort, il purge sa peine dans la prison de Kénitra, où il devient vite le prisonnier le plus redouté de l’établissement pénitentiaire. Dans les années 90, il s’attaque à des prisonniers ainsi qu’à des gardiens avant de parvenir à s’enfermer dans sa cellule où il se suicide par pendaison.

8. Ghaffar Aissa alias Al Khanfouri

Al Khanfouri a 20 ans quand il commet son premier crime. Originaire de Jamaâ El Harafate, aux environs de Sidi Kacem, le jeune homme a pour habitude, depuis son plus jeune âge, de s’attaquer aux gens riches de la région. Il écume les fêtes et les mariages de la région pour s’en prendre aux invités et aux futures mariées. Egorgements, viols, mutilations, décapitations… l’homme est d’une sauvagerie terrifiante, animé d’une rage qu’il puise dans sa misère sociale.

Condamné une première fois dans les années 90, il tue son compagnon de cellule et un gardien avant de s’enfuir. Il tuera plus tard deux gendarmes qui tentaient de le capturer. Il sera ensuite bel et bien arrêté et condamné à mort.

9. Mohammed Zouita

Casablanca a aussi connu son lot d’horreurs, en particulier sur le boulevard Roudani et dans le quartier La Gironde où sévissait Mohammed Zouita. Le 11 février 2003, un premier corps est retrouvé. Il s’agit du cadavre d’une femme, nue, sur lequel se trouve une lettre manuscrite rédigée sur une feuille de cahier d’écolier.

Quelques heures plus tard, on retrouve, dans le quartier du Maârif, un tronc d’homme, recouvert de cartons. Impossible pour la police d’identifier les deux victimes dont les doigts ont été coupés. Mais la piste des cartons d’emballage retrouvés sur les deux lieux mène les enquêteurs à une société de vente et d’installation de boites aux lettres métalliques. Parmi les personnes interrogées, Mohammed Zouita, concierge d’un immeuble, qui avoue récupérer lesdits cartons pour les distribuer à des connaissances qui en ont besoin. Un mensonge vite décelé par la police dont les doutes sur l’homme se confirment lorsque celui-ci disparaît sans crier gare. En fouillant sa loge, on découvre le carnet d’écolier dont a été arrachée la feuille qui gisait sur le cadavre de la femme ainsi que les cartons d’emballage retrouvés sur le corps de la deuxième victime. Quelques jours plus tard, on retrouvera l’assassin. Il s’est suicidé dans le bureau d’un immeuble qu’il gardait.

10. Ninja

Cet homme-là poursuit une obsession tenace: tuer des policiers. C’est en 1992 qu’il passera à l’acte pour la première fois en tirant sur deux agents de l’ordre avant de réitérer son geste le lendemain en tirant sur un troisième policier et en réservant le même sort à un homme qui tentait de l’arrêter. Il disparaît ensuite pendant près de deux ans. Il réapparaît en faisant une cinquième victime, un gardien de nuit qu’il blesse à coups de couteau. Le 18 avril 1995, il se rend de lui-même au commissariat de Hay Mohammadi à Aïn Sebaâ. Il est condamné à la peine capitale.

Par Leïla Driss

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