Décès de la légende jamaïcaine du reggae Bunny Wailer, membre fondateur des Wailers

Bunny Wailer en concert en 2005 pour la célébration des 60 ans de Bob Marley.
Bunny Wailer en concert en 2005 pour la célébration des 60 ans de Bob Marley. © AP/Collin Reid

La ministre jamaïcaine de la Culture Olivia Grange a annoncé dans un communiqué la mort du chanteur et percussionniste jamaïcain Bunny Wailer. Fondateur avec Bob Marley et Peter Tosh du groupe The Wailers, il est décédé ce mardi à l’âge de 73 ans au Andrew’s Memorial Hospital de Kingston.

Il était le dernier des Wailers. Celui qui, avec Bob Marley et Peter Tosh, a fait du reggae un phénomène mondial. Bunny Wailer est mort ce mardi à 73 ans. La cause de son décès n’a pas été communiquée. De son vrai nom Neville Livingston, le musicien avait été victime d’un premier accident vasculaire cérébral en 2018, puis d’un second en juillet 2020. 

Né en 1947 à Nine Mile, au nord de la Jamaïque, Bunny Wailer y a rencontré, dès l’enfance, Bob Marley, avec lequel il s’est lié d’amitié. Plus tard, son père deviendra le compagnon de la mère de Bob Marley.

Ils déménageront à Trench Town, quartier de Kingston, où ils seront influencés par leur rencontre avec Joe Higgs, considéré par beaucoup comme le « père du reggae », qui les encouragera à former un premier trio avec Peter Tosh.

Le groupe changera de nom plusieurs fois, avant de sortir son premier album en 1965, The Wailing Wailers. Il marque l’émergence d’un son, au rythme diabolique, marqué par la musique américaine, notamment le R&B, mais aussi par la culture jamaïcaine.

Un rôle déterminant

Personnage charismatique, portant toujours barbe et chapeau, adepte des principes du mouvement religieux rastafariste, Bunny Wailer joue un rôle déterminant dans l’élaboration de cette identité musicale.

Les Wailers publieront plusieurs autres albums avant d’entamer leur collaboration avec le producteur Chris Blackwell. Le fondateur du label Island Records fera sensiblement évoluer le son du groupe, pour lui donner une sonorité plus électrique de nature à plaire, selon lui, à un public plus international.

Bunny Wailer sera des albums Catch a Fire et Burnin’, qui transformeront le reggae en mouvement musical majeur. Mais il quittera ensuite le groupe, de même que Peter Tosh, lassé d’un rôle de faire-valoir de Bob Marley dans lequel il se sentait enfermé.

Il lancera alors sa carrière solo avec l’album Blackheart Man, considéré aujourd’hui comme un classique du genre. Durant les années 1990, il recevra trois Grammy Awards, les récompenses de l’industrie musicale américaine, dont deux pour l’album reggae de l’année.

(Avec AFP)

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