Au large de la Libye : des migrants africains à la peine

calb1148310_jpgLa Libye opposée à des camps de migrants sur son sol

La Libye est opposée à l’ouverture, sur son sol, de camps de migrants souhaitant rallier l’Europe, une proposition de dirigeants européens pour limiter les arrivées via la Méditerranée, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie libyenne. Un tel projet signifierait que l’Union européenne « refuse d’assumer ses responsabilités et les fasse peser sur nos épaules », a estimé Taher Siala lors d’une réunion de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne. Certains pays européens, dont l’Autriche et la Hongrie, plaident pour la conclusion avec Tripoli d’un accord permettant le renvoi en Libye des migrants passés par ce pays, à l’instar de l’accord conclu en mars par les Vingt-Huit avec la Turquie, alors que la Libye est toujours déchirée par une guerre civile. Parmi les propositions figure la construction de camps géants, financés et administrés par l’UE, où les demandeurs d’asile, refoulés ou non, pourraient et devraient déposer leurs dossiers de demande d’asile en Europe, et y attendre un éventuel feu vert. Plus de 300.000 migrants et réfugiés ont traversé la Méditerranée depuis le début de l’année pour se rendre en Europe, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Une grande partie d’entre eux sont originaires d’Afrique sub-saharienne et embarquent en Libye. Depuis le début de l’année, 3.500 personnes ont trouvé la mort en Méditerranée, dont 28 mardi au large de la Libye. Ce pays compte quelque 235.000 migrants prêts à partir pour l’Italie, a affirmé fin septembre l’émissaire de l’ONU dans ce pays, l’Allemand Martin Kobler.

Avec Belga

 

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