Belgique : La juge Karin Gérard « démasquée » s’enfonce dans son mensonge !

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Nos révélations sur la fausse déclaration de Karin Gérard au sujet de sa prétendue agression ont fait l’effet d’une bombe. 

Sans entrer dans les détails mais sans non plus y aller par quatre chemins, le parquet de Bruxelles n’a d’ailleurs pas manqué de les confirmer hier matin !

“En général, on a des images, on a des auditions, on a des témoins. Mais, ici, on n’a aucun élément matériel à ce stade de l’enquête qui permet de confirmer ce que Madame Gérard a déclaré auprès des services de police” , a souligné la porte-parole du parquet de Bruxelles, Ine Van Wymersch.

De son côté, la présidente de chambre à la cour d’appel de Bruxelles, qui préside également la cour d’assises de Bruxelles, Karin Gérard, a jugé opportun de les démentir en tout point pour maintenir sa version des faits, laissant entendre que les enquêteurs n’auraient pas bien fait leur boulot s’ils n’ont rien trouvé.

“Je ne passe pas sur les vidéos, etc. Alors bon : est-ce que c’était un peu avant, un peu après, ça j’en sais rien, c’est leur boulot. J’ai situé. Bon : si on ne me voit pas sur les caméras mais alors… on me voit quelque part puisque j’étais quelque part” , s’est notamment défendue la magistrate sur les ondes de Bel RTL.

Avant de faire savoir par voie de communiqué en fin de journée qu’elle s’assurait les services d’un tandem de ténors du barreau de Bruxelles : M e Jean-Pierre Buyle, ancien bâtonnier de Bruxelles, et M e Marc Uyttendaele, qu’on ne présente plus.

Non seulement pour porter plainte du chef de “violation du secret de l’instruction” mais aussi “contre tous ceux, et en particulier les organes de presse, qui ont profité de l’occasion pour porter gravement atteinte à la réputation” de leur cliente.

Selon nos infos, Karin Gérard a pourtant bien été aperçue – localisée – par les enquêteurs “quelque part” comme elle dit au moment de sa prétendue agression : entre autres au sortir d’un bar saint-gillois – situé à cinq bonnes minutes à pied du palais de justice de Bruxelles – où elle a passé un moment en bonne compagnie et où elle paraissait toujours en bonne santé sur des images de caméras de surveillance extérieures.

D’après le patron dudit bar interrogé par nos soins, il n’a malheureusement pas pu fournir aux enquêteurs la moindre image à l’intérieur de l’établissement parce que son système de caméras de surveillance ultraperfectionné venait tout juste d’être installé et ne gardait pas encore en mémoire plus de 24 heures d’images le jour des faits.

“Il serait temps d’arrêter de raconter des bobards. Il ne faut pas croire que les résultats de l’enquête ne correspondent pas aux déclarations de madame Gérard. C’est bien pire : les résultats de l’enquête les infirment ! Que ce soit au niveau des images filmées par les caméras de surveillance ou au niveau des témoignages parce qu’il y en a” , nous assurent des sources bien informées.

Et d’ajouter : “Madame Gérard a déjà été confrontée à ses contradictions, mais elle a maintenu sa version des faits qui ne tient pas la route. Si elle a bien été victime d’un vol avec violence, personne ne va pouvoir l’aider si elle ne cesse pas de mentir…”

Questionnée sur l’affaire, la porte-parole du parquet général, Liliane Briers, a quant à elle précisé que “le dossier a été transmis par le procureur du Roi de Bruxelles au procureur général qui est en train de prendre connaissance du dossier”.

Mais “tout commentaire est encore prématuré à ce stade de l’enquête”. Cette enquête pour retrouver le ou les auteurs des faits – qui pourraient bien être imaginaires s’ils ne se sont pas déroulés dans de tout autres circonstances que celles avancées jusqu’ici par la magistrate – avait débuté à l’hôpital Saint-Pierre.

Karin Gérard était parvenue à s’y rendre par ses propres moyens pour faire constater et soigner ses blessures – un nez fracturé, une lèvre déchirée et une commotion cérébrale – après avoir appelé avec son GSM – toujours en sa possession après son agression – “une amie” à l’aide plutôt que la police.

Les premiers intervenants n’avaient ensuite pu que recueillir sa déposition sur son lit d’hôpital et elle leur avait alors précisé le moment du vol avec violence de ses bijoux d’une valeur de 50.000 à 60.000 € justement grâce à l’appel qu’elle avait passé à son “amie” comme elle l’a raconté à nos confrères de Bel RTL.

Une première polémique invraisemblable en 2004

Lors du procès de Dutroux, courant juin 2004, Karin Gérard s’était – pour rappel – déjà retrouvée au centre d’une polémique invraisemblable après qu’un journaliste de  La Libre Belgique, Jean-Claude Matgen, eut entendu à la suite de curieux coups de téléphone des bouts de conversations que la magistrate avait eues avec le président du procès Dutroux, aux assises d’Arlon, Stéphane Goux, et le magistrat de presse au même procès, Philippe Morandini.

Karin Gérard avait commenté l’affaire dans la presse comme suit :  « Ou bien il ne s’agit que d’un incident technique, anodin. Je n’ai pas les moyens de vérifier techniquement. Ou bien nous étions sous écoute. »

Suite à sa plainte et celle des autres parties concernées, une enquête avait aussitôt été diligentée pour faire la lumière sur cette affaire qui avait tout d’un potentiel scandale d’État. Quelques semaines plus tard, les résultats de cette enquête étaient connus et l’affaire se dégonflait totalement, nous confirme le journaliste de  La Libre Belgique , Jean-Claude Matgen :  « Madame Gérard a commis une erreur de manipulation en téléphonant dans sa voiture. L’un de ses deux GSM avait composé mon numéro pendant qu’elle conversait sur l’autre. »

VOIR

Karin Gérard agressée à la sortie du Palais de justice de Bruxelles

Gil. et G.D.M. Publié le – Mis à jour le

Trois individus ont grièvement blessé la présidente de la cour d’assises de Bruxelles ce mardi soir alors qu’elle quittait à pied le site Portalis.

Ce mardi soir, Karin Gérard, la présidente de la cour d’assises de Bruxelles, a été agressée vers 19 h alors qu’elle sortait du site Portalis, situé rue Quatre Bras à Bruxelles. Elle se dirigeait à pied vers l’avenue Louise lorsque trois individus de type slave qui la suivaient l’ont agressée, lui portant des coups extrêmement violents et la blessant très grièvement. La victime a été hospitalisée de tout urgence à l’hôpital Saint-Pierre où son état était jugé sérieux.

Magistrate expérimentée et appréciée, Karin Gérard se félicitait fin décembre d’avoir bouclé un dossier d’assises en trois jours au lieu de dix à quinze comme souvent à Bruxelles. Egalement porte-parole de la cour d’appel, elle avait commencé comme substitute au parquet de Bruxelles. Epouse d’un notaire de Gembloux, mère de deux enfants, dont une fille Laura qui a épousé l’avocat Amrani, jeune grand-mère, Karin Gérard est sans doute l’un des visages les plus connus de la justice pénale en Belgique. Elle présida en outre le premier Conseil Supérieur de la Magistrature en 1999, né dans les remous de l’affaire Dutroux.

Mais c’est surtout comme présidente quasi inamovible de la cour d’assises de Bruxelles qu’elle s’est illustrée depuis plus de vingt ans.

Réputée pour mener les débats à la baguette, elle n’en reste pas moins très à cheval sur le respect de la procédure.

Voici quelques années, le chroniqueur judiciaire Jean-Pierre De Starcke écrivait d’ailleurs à son propos qu’en plus de cent procès d’assises, jamais un de ses arrêts n’avaié été mis à néant par la Cour de cassation.

Belle preuve d’efficacité quand l’on connaît l’acharnement tâtillon de certains avocats.

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