Belgique : Les délinquants étrangers de véritables fouteurs de troubles, selon Theo Francken, secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration

Du 5 décembre 2015 au 31 janvier 2016, l’Office des étrangers et les services de police ont organisé pour la troisième fois l’opération Gaudi (Gaudi pour « gauwdieven » – voleurs à la tire, en néerlandais). Soutenue par le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), elle vise à intercepter les délinquants en séjour illégal et à les placer en centre fermé avant de les rapatrier vers leur pays d’origine.

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Une « petite » criminalité en baisse

Deux opérations Gaudi ont déjà été menées. La première de décembre 2014 à janvier 2015 et la seconde de mai 2015 à juin 2015. Et il semble que la campagne, qui implique un renforcement des patrouilles de police dans les villes d’Ostende, de Courtrai, de Gand, d’Alost, d’Anvers, de Louvain, de Bruges, de Bruxelles, de Mons, de Liège et de Charleroi, ait été efficace.

Le nombre de vols dans ces villes a en effet fortement chuté au terme des trois opérations. Un tiers de vols à la tire en moins à Anvers, Bruxelles et Gand; 20 % en moins pour Liège.

En 2014, 1 658 voleurs à l’étalage, 893 pickpockets et 373 voleurs usant de violence ont été interceptés, dont il s’est avéré qu’ils étaient en séjour illégal. En 2015, ces chiffres étaient déjà nettement inférieurs avec 1 434 voleurs à l’étalage (- 14 %), 696 pickpockets (- 22 %) et 314 voleurs usant de violence (- 16 %) interceptés et remis à l’Office des étrangers parce qu’en séjour illégal.

Durant la troisième action, récemment clôturée, 140 délinquants en séjour illégal ont été placés dans un centre fermé en vue de leur rapatriement et 56 ont été incarcérés. Il s’agit le plus souvent de Marocains, d’Albanais, d’Algériens, d’Afghans et de Tunisiens.

« Ramener la sérénité »

Pour le secrétaire d’Etat, « il régnait, autrefois, chez les voleurs à l’étalage et pickpockets, un sentiment d’impunité totale. La poursuite n’était pas une priorité, le rapatriement encore moins. Les actions Gaudi marquent la fin de cette impunité » .

« L’objectif est de lutter contre la petite criminalité avec des moyens efficaces mais aussi de ramener la sérénité chez les petits marchands et les citoyens » , explique Laurent Mutambayi, porte-parole de Theo Francken.

« Le gouvernement en place a clairement fait de la lutte contre la criminalité un de ses combats principaux. Auparavant, lorsqu’un délinquant en séjour illégal commettait un fait qualifié de ‘petite criminalité’ , il était souvent relâché dans la nature. Ce n’est plus le cas maintenant » , développe-t-il.

78 % de rapatriés

Rien qu’en 2015, ce sont ainsi 1 020 délinquants en séjour illégal qui ont été placés en centre fermé contre 694 en 2014, soit une hausse de 47 %.

Parmi le millier de personnes interceptées, 78 % d’entre elles ont été rapatriées.

Pour cela, les actions Gaudi sont menées en collaboration étroite avec l’Office des étrangers, les autorités urbaines participantes, les parquets, les divers niveaux de police et les organisations d’indépendants.

Des places en centres fermés, gérés par l’Office des étrangers, sont ainsi réservées au placement des délinquants en question en attendant leur expatriation. « Nous sommes actuellement sur une capacité de 440 places mais nous tendons vers un objectif de 610 » , explique le porte-parole de Theo Francken.

Pour le secrétaire d’Etat, compte tenu du « récidivisme très élevé » de ce type de délinquants, le rapatriement s’avère être la technique la plus radicale afin d’y remédier.

La date de la prochaine opération n’est pas connue mais la ville de Hasselt a déjà montré son intérêt pour participer à la quatrième édition.

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