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C’est du jamais vu en Belgique : Menaces, mutations et avances sexuelles reprochées à un général ; l’armée belge lavera son linge sale au tribunal

C’est du jamais vu. Trois officiers ont intenté une action devant le tribunal du travail de Bruxelles. Ils reprochent à leur employeur de ne pas avoir agi pour mettre fin au harcèlement dont ils estiment avoir été victimes de la part de leur supérieur.

Ce dernier n’est pas n’importe qui. Il s’agit du lieutenant-général Guy Buchsenschmidt qui, à l’époque, en 2014, commandait, au départ de Strasbourg l’Eurocoprs. C’était là le couronnement d’une carrière pour un homme qui, au cours de ses 42 ans, passés à l’armée, a mené des missions dans 32 pays.

Le lieutenant-général Buchsenschmidt, qui est à la retraite depuis le 1er avril, parle d’une « machination » menée contre lui.

Les trois plaignants sont un commandant, un major et un colonel. Selon leur avocate, Me Carine Flamend, tout serait parti de problèmes qu’auraient eus les épouses de ces trois officiers avec la femme du général.

Au début, les quatre femmes étaient de bonnes copines. L’entente s’est ensuite détériorée. L’épouse du général aurait trahi la confiance que les trois autres femmes avaient placée en elle. Il serait notamment question de prêt qui n’aurait pas été remboursé. Les trois femmes auraient alors voulu couper les ponts avec l’épouse du général.

C’est alors que les problèmes auraient commencé pour leurs trois maris. Ils estiment que le général aurait amené ce problème d’ordre privé sur le lieu de travail.

Ils parlent de menaces, de harcèlement, de mutations non désirées et même d’avances que le général aurait faites à l’épouse du commandant. Ce qui, précise l’avocate de ce dernier, aurait été à l’origine d’un stress intense qui a débouché sur une crise cardiaque.

Le colonel, qui était un expert sur le Moyen-Orient, aurait été déplacé par le général Buchsenschmidt. Il aurait été confiné dans un bureau vide, sans ordinateur, avec pour mission d’écrire une thèse. Le major aurait été déplacé contre son gré à Paris.

Ces faits ont été examinés au sein de l’armée. Un rapport a été rédigé. Des tentatives de règlement à l’amiable n’ont pas abouti, si bien que les trois officiers ont saisi le tribunal du travail. Ils réclament six mois de salaire à leur employeur. L’affaire sera effectivement traitée le 8 décembre.

Le général dément toute forme de harcèlement. « C’est une machination montée contre moi. Je suis tout sauf un harceleur. Mes états de service le prouvent », dit-il. Le général voit dans cette plainte une campagne de diffamation menée par trois femmes mécontentes de la tournure de la carrière de leur mari.

J. La.
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