Cinq migrants dont un sénégalais interpellés à la frontière franco-italienne sur un train de fret

Cinq personnes en situation irrégulière, dont un Sénégalais, ont été arrêtés ce mardi à Cap d’ail, une ville non loin de la frontière italienne. Ils tentaient de passer en France cachés sur un train de fret.

Cinq étrangers en situation irrégulière, dont au moins un originaire du Sénégal, ont été interpellés mardi 12 mars dans un tunnel ferroviaire à Cap d’Ail, à moins de 15 km de la frontière italienne. Ils étaient entrés en France clandestinement sur un train de fret, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

« Ils se trouvaient sur un train de fret et sont ensuite descendus sur les voies où ils ont été interpellés sans difficulté. Parmi eux, un Sénégalais d’une trentaine d’années », a précisé la gendarmerie des Alpes-Maritimes à l’AFP.

L’incident a provoqué une pagaille monstre dans la circulation des trains, interrompue pendant trois heures en pleine heure de pointe.

Depuis 2015 et le rétablissement des contrôles à la frontière franco-italienne dans les Alpes-Maritimes, des milliers d’étrangers provenant notamment de régions d’Afrique instables font des tentatives de passage en France, parfois risquées et mortelles, certains pour demander l’asile. Le flux a considérablement diminué en 2018.

5 étrangers en situation irrégulière viennent d’être interpellés dans le tunnel ferroviaire de Cap d’Ail où ils se trouvaient depuis 6h50 ce matin. Un train de fret a dû être stoppé et la circulation Sncf interrompue. Le trafic SNCF va désormais pouvoir reprendre #nice06 #monaco pic.twitter.com/nJyqW0PzLz— Jacques Thérence 🎙📻 (@Jakterens) 12 mars 2019

Depuis l’arrivée de Matteo Salvini au pouvoir en Italie et le durcissement de sa politique migratoire, des associations d’aide aux migrants en France craignent une arrivée plus importante de réfugiés via la frontière franco-italienne. Beaucoup de migrants prennent de grands risques se rendre dans l’Hexagone. En effet, ils dénoncent des violences, des abus de la part des autorités françaises.  

L’année dernière, en avril, sept associations italiennes avaient alerté la Commission européenne sur les pratiques françaises à la frontière entre les deux pays. Les « refus d’entrées » sur le territoire français seraient abusifs. Les migrants eux-mêmes dénoncent des abus, des refus de reconnaissance de minorité, des renvois en Italie sans possibilité de demander l’asile en France.

Une vidéo du mois de mars dernier avait également ému l’opinion publique en montrant l’arrestation particulièrement violente d’un couple en situation irrégulière avec enfants dans un train à la frontière franco-italienne.

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