Côte d’Ivoire : le PDCI demande un report des élections locales

Le parti d’Henri Konan Bédié a appelé le 29 août le gouvernement à modifier la date des prochaines élections régionales et municipales prévues le 13 octobre.

Alors qu’il se prépare à déposer ses dossiers de candidature pour les élections régionales et municipales prévues le 13 octobre, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) souhaite voir la date de ce double scrutin repoussée. Un positionnement évoqué par certains cadres depuis plusieurs semaines, que le parti d’Henri Konan Bédié a officialisé mercredi 29 août par la voix de son secrétaire exécutif, Maurice Kakou Guikahué.

« Le PDCI juge qu’il convient que des dispositions soient prises pour un réaménagement des dates de dépôt des dossiers de candidature et de la tenue du scrutin », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à la mi-journée. Raisons évoquées par le numéro deux du parti : l’annonce faite le 6 août par Alassane Ouattara d’un prochain réaménagement de la Commission électorale ; mais également de la période des vacances judiciaires et de la prise en compte du récent mouvement préfectoral qui freine la délivrance des actes judiciaires exigés pour la constitution des actes de candidature.

Le secrétaire exécutif du PDCI est resté très évasif concernant l’attitude du parti si sa demande n’était pas entendue par les autorités.

Selon nos informations, la question a été évoquée lors du dernier tête-à-tête entre Henri Konan Bédié et le chef de l’État ivoirien. Quelques jours plus tard, Bédié avait réitéré sa volonté de voir la CEI réformée avant les élections de manière officielle, par courrier.

Des candidats sur deux listes

Lors de sa conférence de presse, Guikahué a évoqué le cas des 18 candidats du PDCI à ces élections également présents sur la liste du RHDP, le parti unifié. Le secrétaire exécutif du PDCI a dénoncé « une tentative de débauchage des cadres à travers le chantage sur les postes occupés dans l’administration publique, les intimidations et menaces de tout genre », ainsi que les « inspections ciblées » dont sont victimes selon lui certaines « municipalités tenues par des cadres du PDCI candidats à leur propre succession ».

Les candidats en question ont été reçus en début de semaine par Henri Konan Bédié. « L’écrasante majorité a réaffirmé son appartenance au PDCI-RDA et confirmé sa détermination à conduire la liste investie » par ce même parti, a assuré Guikahué, précisant qu’on « ne peut pas être PDCI et unifié ».

Il a, en revanche, refusé de se prononcer sur le cas précis des ministres Alain-Richard Donwahi, Eugène Aka Aouélé et Patrick Achi, qui figurent sur les deux listes. À la sortie de son entretien avec Bédié, Donwahi s’était montré assez vague. « Est-ce qu’il s’agit aujourd’hui d’être dans un camp ou dans un autre ? Ce n’est pas de cela qu’il s’agit, mais d’une élection locale qui concerne ma région, la région de la Nawa et je suis candidat pour ma région et pour les habitants de la Nawa. J’ai été élu en 2013 en RHDP, avec tous les partis qui m’ont soutenu, je suis PDCI, je continue de l’être et je serai soutenu par tous les partis qui sont sur ma liste », avait-t-il déclaré.

Le dépôt des candidatures à la CEI devait prendre fin ce mercredi soir.

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