Discours du Président à la Cérémonie de remise des premiers financements de la DER au CICAD

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ;
Monsieur le Premier Ministre ;
Monsieur le Président du Haut Conseil des Collectivités territoriales ;
Madame la Présidente du Conseil économique, social et environnemental ;
Mesdames et Messieurs les Ministres d’Etat et Ministres ;
Honorables députés, membres du HCCT et du CESE ;
Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique ;
Monsieur le Gouverneur de Dakar ;
Messieurs les Gouverneurs de région;
Mesdames, messieurs les Préfets ;
Monsieur le Délégué Général, à l’entreprenariat des jeunes et des femmes ;
Mesdames, messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers ;
Mesdames messieurs les Directeurs généraux, directeurs nationaux et chefs de programmes ;
Chers récipiendaires ;
Honorables invités ;
Mesdames et Messieurs.
La mise en place de la DER procède d’un acte de foi, d’une preuve de pragmatisme et d’une quête perpétuelle d’efficacité dans l’action publique, drapés d’un idéal républicain.
Un acte de foi en notre vaillante jeunesse, en son génie, son désir de changement, son dynamisme et en son dévouement à la Patrie ; une jeunesse qui s’est toujours retrouvée en première ligne de notre combat pour le développement.
Un Pragmatisme dicté par profil démographique de notre pays, marqué par la jeunesse de sa population dont 50,4 % sont âgés de moins de 19 ans, constitué en majorité de femmes, représentent une force productive indispensable à l’amélioration de nos performances économiques et sociales.
Une quête d’efficacité dans l’action publique, car j’ai la forte conviction que, par leur créativité, leur dynamisme, leur humilité, leur courage et leur résilience les jeunes et les femmes constituent un précieux atout pour intensifier notre marche vers l’émergence.
En réalité, donner du pouvoir aux femmes -ciment de notre société- et surtout aux jeunes -héritiers de la Nation- c’est libérer leurs énergies et leurs talents, c’est préserver la dignité de chaque famille, c’est investir dans l’entreprenariat, c’est investir dans l’avenir.
C’est ce qui fonde ma décision de créer la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Jeunes et des femmes (DER) dont la vocation est de valoriser le formidable potentiel des jeunes et des femmes.
C’est pourquoi je suis heureux d’être parmi vous ce matin pour présider cette cérémonie de remise des premiers financements de la DER, marquant un tournant décisif dans notre ambition de lutter contre le Chômage, en particulier celui des jeunes.
Mesdames, Messieurs
La Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER), répond à l’impératif de développer l’auto-emploi et l’insertion des jeunes et des femmes à travers la promotion de l’entreprenariat.
Il s’agit d’informer, d’encadrer, de financer et d’accompagner les initiatives des jeunes et des femmes pour leur permettre de réaliser leur rêve, de s’épanouir et de contribuer au maintien de la dynamique de croissance forte de notre économie.
Ainsi, la DER innovation économique et sociale arrimée au PSE, se nourrit de mon ambition de promouvoir l’inclusion financière et sociale à travers l’autonomisation des jeunes et des femmes, en cohérence avec les objectifs de développement durable.
Pour réussir ce pari le Gouvernement a déjà engagé des initiatives fortes pour développer le capital humain en facilitant l’accès à une éducation de qualité, à la formation et l’apprentissage.
Parmi ces initiatives, je peux évoquer le Programme pour l’Amélioration de la Qualité, de l’Equité et de la Transparence (PAQUET), mis en œuvre dans le cadre de ma politique de modernisation de l’éducation.
Cette politique qui met l’accent sur l’accès à une éducation de qualité et sur les matières scientifiques et techniques a reçu, de 2012 à 2018, un financement global de 2 610 milliards de FCFA.
Dans le secteur de la formation professionnelle, je rappelle ma décision d’allouer au secteur la totalité de la CFCE, soit environ 15 milliards de FCFA, en vue de renforcer l’employabilité à travers notamment le Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT) et le projet «Formation – Ecole – Entreprise» (PF2E) d’un coût de 5 430 000 000 FCFA ayant déjà permis de mobiliser 25 000 jeunes.
En outre, dans le secteur de l’enseignement supérieur j’ai initié un vaste programme d’enseignement professionnel à travers les Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (ISEP) afin de mettre davantage en adéquation la formation avec les besoins de notre économie.
Par ailleurs, j’ai tenu à placer nos braves femmes, symbole de résilience et de dignité, au cœur de ce précieux instrument de financement en raison du rôle prépondérant qu’elles jouent dans le progrès économique et la cohésion sociale.
Ainsi, la DER vient s’ajouter aux nombreux mécanismes de financement exclusivement dédiés aux femmes tels que PALAM, PROMISE, et crédit-femmes.
Dans ce même registre, le Gouvernement a pris d’importantes mesures pour renforcer l’équipement des femmes afin d’alléger les travaux ménagers et accroître leurs capacités productives.
La part importante réservée aux femmes dans les financements de la DER répond, ainsi, à ma volonté d’accélérer leur autonomisation et de stimuler davantage leur participation dans le développement.
Mesdames, Messieurs,
Je note, pour m’en réjouir, que la DER a privilégié une démarche de proximité, d’équité, d’inclusion ayant permis de toucher des secteurs vitaux de notre économie, tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat, le tourisme et l’économie numérique.
Grâce à ce processus itératif et transparent, adossé à une interaction avec toutes les parties prenantes, la DER a pu adapter son offre et ses mécanismes d’intervention aux spécificités des différentes cibles et des réalités de leurs territoires d’ancrage.
Ce travail a permis à la DER de collecter, au niveau des 45 départements, plus de 150 000 demandes de financement, conformément à ma volonté renouvelée de garantir l’équité territoriale et la cohésion sociale.
C’est donc avec une profonde satisfaction et un grand espoir que je procède, aujourd’hui, à l’allocation d’une enveloppe de 10 milliards de FCFA, pour le financement de projets portés par des femmes et des jeunes, venant de tous les départements du Sénégal.
A ce propos, il convient de signaler que 2 milliards ont été dédiés au financement de l’entreprise et 8 milliards à l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, consacrant ainsi ma volonté de concilier croissance forte et inclusion sociale en faveur des couches les plus vulnérables de notre population.
En effet, ces financements bénéficient :
– aux femmes mareyeuses et transformatrices avec la mise à disposition d’un fonds de roulement pour accroître le volume de leurs activités ;
– aux populations de la moyenne Casamance, particulièrement celles qui s’activent dans l’aviculture et la transformation de produits locaux ;
– aux artisans menuisiers qui disposeront désormais d’outils modernes pour améliorer la qualité de leurs produits ;
– aux éleveurs pour l’acquisition de vaches améliorées pour accroître les rendements journaliers ;
– Aux startups, initiés par de jeunes dynamiques à l’avant-garde de la transformation digitale, acteur clés dans la réalisation du plan “Sénégal numérique à l’horizon 2025” ;
– aux cordonniers de Dakar et de Ngaye Mekhé, dont la modernisation de leur outillage permettra d’améliorer la qualité de leurs produits ;
– aux incubateurs universitaires, notamment ceux de Ziguinchor et Saint-louis pour le financement de leurs projets agricoles, aquacoles ou technologiques.
Au demeurant, je voudrais rappeler que ces financements sont octroyés suivant des conditions de financement souples avec un taux d’intérêt maximal de 5 % et des exigences minimales en termes de garantie.
Ces facilitations ont pour finalité d’inciter les acteurs du secteur financier à développer une offre de services financiers inclusifs et contribuant à amoindrir les échecs précoces des jeunes entreprises.
Je voudrais donc en appeler au patriotisme des premiers bénéficiaires de ces fonds, pionniers de la communauté des LeaDERs, pour une utilisation optimale de ces ressources publiques.
C’est de cette manière que vous pourrez respecter vos engagements de remboursement et permettre la pérennisation de cet outil novateur de promotion de l’entreprenariat, levier essentiel de création de richesses et d’emplois.
Il me plaît donc de féliciter Monsieur Pape Amadou Sarr, le Délégué général à l’Entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, ainsi que ses collaborateurs pour l’engagement et le professionnalisme avec lesquels ils mettent en œuvre cet ambitieux programme.
Je voudrais, également, réserver une mention spéciale à l’Administration territoriale, pour son implication remarquable dans le déploiement de la DER, en conformité avec sa mission d’impulsion de l’action publique territoriale.
Aussi, voudrais-je exhorter la DER à poursuivre cette démarche participative qui permettra de mieux apprécier les besoins en termes de services et les préoccupations des cibles, de s’inspirer des succès et d’éviter les redondances inopérantes.
Mesdames et Messieurs
Chers invités,
Cette cérémonie inédite est un marqueur de la doctrine de travail de mon gouvernement fondée sur la lucidité dans la réflexion, la cohérence dans la programmation et le pragmatisme dans l’Action.
C’est dans cet esprit, que l’action de la DER, au-delà du financement, embrasse le renforcement des capacités des bénéficiaires, notamment par la formation, à travers un dispositif adapté d’incubation.
Cette dynamique qui, je l’espère, se poursuivra avec les prochains financements, pourra, à moyen terme, hisser le Sénégal aux premières places des pays de l’UEMOA, dont les taux d’accès et d’utilisation des services financiers sont les plus élevés.
La poursuite de ce programme devrait nous permettre de réussir le pari d’une inclusion financière forte porteuse de progrès social et économique.
Ce pari sur nos jeunes et nos femmes, confrontés aux difficultés d’accès au crédit, fruit d’une clairvoyance, s’inscrit dans la consécration de l’année 2018, comme année sociale.
C’est la confirmation de ma volonté d’œuvrer, sans relâche, pour le bien-être des sénégalaises et des sénégalais.
Ainsi je demande au Gouvernement, au Secteur privé, aux organisations de la société civile et à toutes les forces vives de la Nation d’œuvrer, ensemble, pour le développement de l’entreprenariat, outil redoutable de lutte contre le sous-emploi.
Sur ce, je vous donne rendez-vous prochainement pour la remise de financements et pour bien d’autres actions qui rythmeront les derniers mois de cette année sociale, sur le chemin du véritable développement.
Je vous remercie de votre aimable attention.
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