Émigration irrégulière : Ces raisons qui pourraient expliquer la reprise du phénomène « Barça ou Barsakh »

Vague d’indignation des parents sur la reprise du phénomène de l’émigration clandestine notée depuis quelque temps dans certaines localités du pays. « À chaque fois que j’entends parler de migration clandestine ou de chavirement de pirogue, je me retrouve sous le choc », lâche Mame Fama Faye, la cinquantaine, retrouvée au quai de pêche de Yoff. «Des jeunes qui meurent dans l’océan comme des abeilles meurent dans le feu, c’est vraiment dur. L’État doit y prendre des solutions le plus rapidement possible », rétorque Pape Faye, ce mareyeur qui vient de débarquer après plusieurs heures de suite au large. Partagés entre l’émotion et la désolation, ces deux parents interpellent le gouvernement pour des solutions urgentes.

À l’origine de cette situation, si certains évoquent la conjoncture économique et le chômage des jeunes, les mareyeurs pensent que cela peut être expliquée par les conditions climatiques plus favorables pour le voyage en ces temps d’hivernage. « En ces temps d’hivernage, il y a moins de problème pour rallier Espagne par rapport à l’hiver. Car il y a moins de vague et d’agitation de la mer si toutefois il n’y pas de pluie et de vent durant le voyage », tentent d’expliquer Abdou Ndir et Laye Thiaw deux jeunes mareyeurs.

Mais pour Pape Laye Thiaw, un autre jeune mareyeur qui semble être déçu, la reprise de l’émigration clandestine, est le reflet de l’échec monumental du gouvernement Sénégalais. Ce jeune mareyeur n’écarte pas d’emprunter la voie maritime pour rallier l’Europe si toutefois l’occasion se présente. « Il ne faut pas aller très loin pour trouver les raisons de la reprise de l’émigration clandestine. Cette situation n’est que le reflet de l’échec monumental du gouvernement. Macky Sall a vendu notre mer et toutes ses composantes, et aujourd’hui on n’y retrouve plus rien. On a les moteurs de pirogue et nos licences, mais il n’y a plus rien à pêcher dans les eaux, alors comment voudrait-il qu’on reste dans ce pays ?», regrette le jeune mareyeur Pape Thiaw Laye.

Quoi qu’il puisse advenir, l’État est invité à prendre à bras le corps cette situation, pour stopper ces vagues de départs de clandestins vers les grandes villes européennes, qui parfois n’arrivent pas à leurs destinations pour des raisons de précarité du mode de transport…

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