Entretien avec Mme Yayi Bayam Diouf , symbole de la lutte contre l’immigration clandestine à Thiaroye sur mer (vidéo)

Née dans une famille de pécheurs à Thiaroye sur mer , , Mme Yayi Bayam Diouf est une femme courageuse qui se bat depuis plusieurs années dans la lutte contre l’immigration clandestine, « Barsa ou Barsakh » . Elle dirige le collectif des femmes pour la lutte contre l’immigration clandestine au Sénégal. Grace à ses actions permanentes dans la promotion des femmes, de la pêche voire dans la sensibilisation sur l’immigration, Mme Diouf constitue un symbole pour toute la banlieue de Pikine.

En 2007, suite à la disparition de son unique fils et des centaines de jeunes sénégalais qui prenaient les pirogues artisanales pour rallier l’Espagne, Yayi Bayam Diouf, première femme pêcheuse dans sa localité , et de nombreuses femmes ont pris l’initiative de lutter contre ce fléau.

« A la mort de mon unique fils, l’ONU Femmes m’a permis de suivre une formation dans le secteur de la pêche, j’ai  appris comment pêcher, préparer les produits de la pêche et exploiter une ferme. Certes, j’éprouvais une grande peine du fait que mon unique fils ait risqué sa vie pour subvenir aux besoins de sa mère. Mais, je me suis dit pourquoi devrais-je pleurer? Ainsi, je suis engagée et organisée avec d’autres femmes qui sont aussi des victimes de l’immigration clandestine pour dresser une structure afin de mener des combats contre la féminisation de ce fléau, car certains pensent que ce sont les femmes qui appuient et financent leurs enfants » raconte Yayi Bayam Diouf.

Poursuivant dans le même sillage, elle a expliqué : « on a commencé à faire des visites à domicile chez les parents des victimes, mettre en place un plan de communication pour sensibiliser et conscientiser les populations. Nous avons pu trouver des alternatives qui ont permis aux sénégalais se rendre compte des dangers de l’immigration clandestine » soutient -elle.

Ce qui a abouti à la création du Centre Professionnel pour les Jeunes et les Femmes à Thiaroye sur mer à la suite d’une formation en entreprenariat qui nous a permis de bénéficier d’un soutien.

Selon Yayi Bayam Diouf, la coopération Italienne travaille actuellement sur un projet qui s’appelle « PONTI » avec sa structure sur un projet qui consiste à mettre en place un guichet d’orientation, d’apprentissage et des dispositions de formation.

Elle et le collectif qu’elle dirige compte sur la coopération Italienne pour mieux venir en aide aux jeunes et femmes du monde entier plus particulièrement à Thiaroye sur mer et de la banlieue.

Nd.Aita Diop/wabitimrew.net

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