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ETATS UNIS : Les futurs leaders d’Afrique rentrent au pays

Une rangée de personnes en tenue professionnelle (D.A. Peterson/Département d’État)
Des jeunes leaders accomplis, venus des 49 pays de l’Afrique subsaharienne, ont participé à l’édition 2018 du Mandela Washington Fellowship Summit. (D.A. Peterson/Département d’État)

Quand le vol de Fily Keita, une Mandela Washington Fellow de l’édition 2018 du programme, atterrira au Mali, elle sera prête à lancer une nouvelle initiative visant à réduire le chômage des jeunes et à accroître la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne.

Mais pas seule : à cinq. Avec quatre autres jeunes professionnels du continent rencontrés cet été dans le cadre de leurs études d’agrobusiness dans l’Oklahoma, elle a conçu un programme panafricain de formation technique et professionnelle, justement appelé A5, visant ce double objectif. Ils suivaient des cours à l’université Oklahoma State, l’un des 27 établissements d’enseignement supérieur qui ont accueilli des Mandela Washington Fellows aux États-Unis cette année.

« L’agriculture est difficile. Ce n’est pas facile à faire, alors ils abandonnent. Je voudrais changer la mentalité », affirme Fily, qui s’exprimait en anglais.

Le programme A5 est donc le fruit de leur participation au programme-phare de YALI, l’Initiative pour les jeunes leaders africains*.

Des fournitures de bureau avec le logo du YALI Network (Daniel Durazo/Département d’État)
Le YALI Network donne à des jeunes d’Afrique accès à des possibilités de développement professionnel et de networking. (Daniel Durazo/Département d’État)

Sept cents jeunes Africains, pressentis pour être des leaders dans le milieu des affaires, du service public ou de la société civile, ont été soigneusement sélectionnés parmi les 37 556 candidats au fellowship – un programme intensif de six semaines d’études universitaires et de leadership avec, comme point d’orgue, un sommet de trois jours, tenu cette année du 30 juillet au 2 août.

« Les initiatives telles que YALI sont cruciales pour assurer la stabilité locale, la paix et la prospérité économique en préparant nos futurs leaders », a déclaré la conseillère à la Maison Blanche, Ivanka Trump, en souhaitant la bienvenue aux participants à la conférence.

Le thème du sommet 2018, #MyMandelaLegacy, a été choisi en hommage à Nelson Mandela à l’occasion du centenaire de sa naissance et dont le programme porte le nom. Le choix du thème visait à encourager les fellows de cette année, leurs prédécesseurs et les membres du YALI Network à réfléchir à l’influence du défunt homme d’État sur leur engagement et à ce qu’ils pourront mêmes léguer à ceux qui viendront après eux.

« J’ai eu l’occasion de rencontrer d’anciens fellows à leur retour au Nigeria », a souligné Tibor Nagy, l’ambassadeur des États-Unis dans ce pays en 2016. « Cette rencontre avec les fellows a renouvelé ma confiance absolue dans le fait que l’avenir de l’Afrique est entre d’excellentes mains avec des jeunes gens comme vous. »

« Vous êtes la raison pour laquelle j’ai posé ma candidature à ce poste », a ajouté M. Nagy à propos de la fonction qu’il occupe maintenant, celle de secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines.

Une femme souriante en tenue africaine traditionnelle, les bras levés, devant d’autres personnes souriantes à l’arrière-plan (Daniel Durazo/Département d’État)
Quelques-uns des participants à l’édition 2018 du Mandela Washington Fellowship Summit à Washington (Daniel Durazo/Département d’État)

À leur retour dans leurs pays respectifs, les fellows poursuivront leur développement professionnel avec l’appui des ambassades américaines et du YALI Network, une communauté panafricaine sur le web qui compte plus d’un demi-million de jeunes professionnels.

Parmi les fellows 2018, 98 resteront aux États-Unis pour faire des stages dans des organisations à la pointe de leurs secteurs respectifs et acquérir des connaissances qui auront un impact direct sur ce qu’ils entreprendront de retour chez eux.

Le sommet s’est achevé avec la participation d’anciens membres du programme qui étaient revenus aux États-Unis pour partager leur « héritage Mandela » et renouveler les engagements pris en tant que fellows. Ruzivo Chonyera, un fellow zimbabwéen de 2017, a exhorté la nouvelle promotion à passer le bâton.

« Votre mission et la mienne est de veiller à ce que nos récits soient partagés. Pourquoi ? Pour que la prochaine génération puisse faire fond sur les succès de la génération actuelle. »

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