Fonds africain de développement : le Japon et le Groupe de la BAD concluent un accord de prêt de 73,6 milliards de yens

Fonds africain de développement : le Japon et le Groupe de la Banque africaine de développement concluent un accord de prêt de 73,6 milliards de yens.

L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), ont conclu, le 16 février 2021, un accord de prêt de 73,6 milliards de yens japonais (668,1 millions de dollars américains) représentant la contribution du Japon au FAD-15, la 15e reconstitution du Fonds africain de développement.

Au cours d’une cérémonie organisée de façon virtuelle, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, et l’ambassadeur du Japon en Côte d’Ivoire, Kuramitsu Hideaki, ont procédé à un échange de notes diplomatiques, l’accord de prêt lui-même étant signé par le représentant principal de la JICA en Côte d’Ivoire, Fujino Kojiro, et la vice-présidente principale du Groupe de la Banque par intérim, Swazi Tshabalala, en sa qualité de directrice financière de l’institution.

Le prêt de donateur concessionnel aidera à la 15e reconstitution du Fonds africain de développement, approuvée en décembre 2019 par les pays donateurs du Fonds. La JICA accorde ce prêt, qui représente le plus important apport au FAD-15, au nom du gouvernement du Japon.

L’ambassadeur Kuramitsu Hideaki, dont le pays est le cinquième contributeur le plus important au Fonds en montants cumulés, a déclaré que le prêt faisait partie de l’engagement du Japon à promouvoir le développement des ressources humaines, l’innovation et l’investissement dans le secteur industriel, et à investir dans des infrastructures de qualité pour améliorer la connectivité, comme indiqué lors de la conférence TICAD 7 en août 2019. Le représentant du Japon avait, à cette occasion, annoncé que son pays contribuerait à la phase 4 de l’Initiative d’aide au secteur privé renforcée (EPSA), un projet phare mené en commun par le Japon et le Groupe de la Banque africaine de développement.

« J’espère sincèrement que ce prêt en yen permettra (au Fonds africain de développement) de procéder à des financements et des subventions à des conditions favorables aux pays africains confrontés à des défis émergents causés par la pandémie de Covid-19, et de contribuer au développement économique et social de ces pays », a déclaré l’ambassadeur japonais.

Selon le président de la JICA, Kitaoka Shinichi, « la crise du Covid-19 a accéléré les changements structurels mondiaux. L’Afrique est toujours au cœur de cette crise, confrontée à de graves défis provoqués par les variants du coronavirus et aux exigences de l’entreposage frigorifique des vaccins. Seule une Afrique unie peut vaincre cette menace pour l’humanité. Nous ne devrions pas permettre à ce virus de compromettre les progrès constants accomplis par les pays africains à ce jour en termes de liberté, d’indépendance et de démocratie. Je suis fermement convaincu que la contribution d’aujourd’hui au FAD-15 permettra de stimuler notre coopération avec les pays africains et de renforcer notre partenariat avec le Groupe de la Banque africaine de développement. »

Pour Mimura Atsushi, directeur général adjoint du Bureau international du ministère des Finances du Japon, délégué de son pays auprès du FAD, « le Fonds africain de développement est une source de financement clé pour les pays à faible revenu de l’Afrique, fortement touchés par le Covid-19. Le prêt en yens que nous fournissons aujourd’hui au FAD comporte un élément de subvention plus important que celui en yens accordé lors de la reconstitution précédente, avec un taux d’intérêt plus faible et une échéance plus longue. Je souhaite que notre partenariat se développe avec le Groupe de la Banque africaine de développement dans l’avenir. »

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, a souligné, pour sa part, le partenariat de longue date entre la Banque africaine de développement et le Japon, qui comprend notamment l’Initiative d’aide au secteur privé renforcée, lancée en 2005. À ce jour, la contribution totale du Japon à l’Initiative s’élève à 4,6 milliards de dollars.

Le président Adesina a souligné que le prêt concessionnel du Japon représentait près de 10 % du total des ressources du FAD-15, qui s’élèvent à 7,5 milliards de dollars. « Cet accord symbolise la poursuite du leadership solide assumé par le Japon dans l’octroi de prêts à des conditions favorables au Fonds africain de développement. Le Japon a été le plus important fournisseur de prêts concessionnels accordés par les donateurs à l’occasion de la 15e reconstitution du FAD, comme il l’avait été lors de la 14e reconstitution », a-t-il déclaré.

« Le Japon continue d’apporter une valeur ajoutée importante aux cycles de reconstitution globale du Fonds africain de développement », a poursuivi Akinwumi A. Adesina, ajoutant que le dernier prêt permettrait de « stimuler considérablement les liquidités du Fonds africain de développement et de nous permettre d’intensifier le soutien si nécessaire aux pays où il intervient (…) surtout en ce moment critique où ils peinent à faire face à la pandémie de Covid-19 et à s’en relever. »

D’ici à la fin du FAD-15 (2020-2022), les projets du Fonds devraient avoir changé la vie de millions d’Africains. Des lignes de distribution d’énergie nouvelles et améliorées d’une longueur d’environ 28 000 km auront été installées, environ neuf millions de personnes auront un accès amélioré à l’eau et à l’assainissement et jusqu’à 1,6 milliard de dollars de chiffre d’affaires auront été générés à partir d’investissements dans des micro-entreprises et des PME.

La 15e reconstitution du FAD permettra d’effectuer des investissements pour soutenir les pays les plus pauvres de l’Afrique dans le renforcement de la résilience économique et la réduction de la vulnérabilité systémique. Le Fonds accordera une attention particulière à l’égalité des sexes, au changement climatique, au secteur privé et à la promotion de principes de bonne gouvernance, tout en mettant l’accent sur deux piliers stratégiques : des infrastructures durables et de qualité favorisant l’intégration régionale ; la gouvernance et le développement des capacités institutionnelles pour stimuler la création d’emplois décents et une croissance inclusive.

Au total, 32 États contribuent au Fonds africain de développement. Le FAD bénéficie à 37 pays africains, y compris des États fragiles qui ont besoin d’un soutien spécial pour assurer des prestations de services de base, ainsi que des pays qui ont connu des taux de croissance plus élevés au cours des dernières années. Les ressources du Fonds sont reconstituées tous les trois ans.

Amed NDIAYE. wabitimrew.net

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