France : 400 personnes se rassemblent pour le défunt Amadou Ba à Créteil

 Créteil, ce dimanche. Près de 400 personnes ont suivi la marche blanche pour Amadou Ba, au départ du gymnase Casalis, où il avait donné des cours de boxe thaïe. LP/C.N.

 Une marche blanche était organisée ce dimanche à Créteil en mémoire du champion de France de boxe thaïe, tué le 4 avril.

C’est dans une grande dignité que s’est déroulée, ce dimanche après-midi la marche blanche en hommage à Amadou Ba, cristolien de 39 ans, ancien champion de France de boxe thaïe, victime d’un meurtre ce 4 avril alors qu’il rentrait chez lui, à Bonneuil.

Près de 400 personnes s’étaient rassemblées au gymnase Casalis, à Créteil, là où le sportif donnait des cours. Le cortège, mené par les parents d’Amadou Ba, ses frères et sœurs et sa compagne, a traversé le quartier du Mont-Mesly jusqu’au rond-point d’Europarc, à la lisière avec Bonneuil, où le drame a eu lieu.

« C’était un homme pacifiste et droit »

« Repose en paix grand frère » Le tee-shirt blanc à l’effigie du boxeur, à l’immense sourire lumineux recouvrait bon nombre de torses des amis du défunt. « Je le voyais tous les jours… J’ai du mal à parler », lâche avec peine un de ses amis, tandis que sa compagne était murée dans le silence. « Amadou était un homme pacifiste et droit, assure son jeune frère. Et religieux aussi. Il a remis beaucoup de jeunes dans le droit chemin, ici, au gymnase. »

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Amadou Ba, ancien champion de France de boxe thaï, donnait des cours au gymnase Casalis à Créteil. AFP/Mehdi Fedouach

Dans la foule, Laurent Cathala, maire (PS) de Créteil nous a confié : « Je suis là pour partager la douleur de la famille et des proches. Mais aussi pour rendre hommage à celui qui a effectué un travail remarquable auprès des plus jeunes et qui a œuvré pour Créteil où il travaillait à la sécurité des parkings. Mais je suis là aussi pour manifester mon opposition à toute forme de violence. »

Les auteurs n’ont pas été interpellés

La violence justement, avec laquelle Amadou Ba a été tué sidère plus d’une de ses connaissances. « Ne parlons pas d’un quelconque trafic, déclare un ami de la famille. Il faut chercher ailleurs. Il était en train de divorcer de sa première femme et ça ne se passait pas bien avec un de ses beaux-frères avec lequel il a eu un différend. Mais bon, c’est l’enquête qui dévoilera la vérité, du moins je l’espère… » Pour l’heure, les auteurs n’ont pas été interpellés.

Escortés par un grand nombre de policiers, les marcheurs ont déposé des dizaines de roses, blanches et rouges, au rond-point d’Europarc. Une minute de silence respectée de tous a conclu l’hommage.

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