France : Congrès de la Fédération des Sénégalais de la Diaspora (FSD) à Nantes : des conclusions probantes pour la diaspora (Photos)

C’est dans l’attrayante ville française de Nantes sur la Loire qu’a choisi la  Fédération internationale des Sénégalais de la Diaspora (FSD) pour organiser avec brio les travaux de son second Congrès après celui de Washington en 2013. Cette rencontre des forces sénégalaises de la diaspora , venues de tous les continents, a eu lieu les 28, 29, 30 Juin 2018 en présence de l’ancien ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Me Alioune Badara Cissé, Médiateur de la République, de  SEM Amadou Diallo, Consul Général du Sénégal à Paris, du député de la diaspora Hamady Gadiaga du Département  de l’Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord, du conseiller municipal, de Gildas Salaün représentant le Maire de la ville, Mme Johanna Rolland, Moïse Sarr, le chef du Service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger (Sgee), et de tant d’autres éminents acteurs dont le Pr Lamine Sagna.  Durant trois jours, les congressistes ont réfléchi sur les opportunités et les défis à relever par les diasporas sénégalaises. A en croire, le Président de Fédération   des Sénégalais de la Diaspora (FSD), Pape Omar Sarr : «  ce congrès a été un tournant décisif pour la diaspora sénégalaise. La qualité des échanges entre les participants y compris leur engagement ont permis de tirer  des conclusions probantes qui devraient servir à la diaspora et notre pays » souligne-t-il avec détermination.  « Une Diaspora Unie et Engagée pour le Développement du Sénégal » telle demeure la vision de la Fédération qui œuvre y parvenir.

Considérée comme la 15è région administrative du Sénégal, la diaspora sénégalaise dont le nombre est estimé entre 2,5 et 3 millions de personnes, contribue à hauteur de 1000 milliards de francs Cfa (près de 1,8 milliard d’euros en 2016). Ce montant représente près de 10% du produit intérieur brut (PIB) national et deux fois l’aide publique au développement. C’est pourquoi, le Médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé a tenu à rendre hommage aux sénégalais de  diaspora : « Ils font partie intégrante du peuple sénégalais, leurs efforts pour soulager les familles restées au pays sont bien appréciés, leurs efforts de participer à l’équilibre de la balance des transferts sont également appréciés, leurs efforts de voir le paysage économique du Sénégal changer, leurs transferts beaucoup plus importants que l’aide publique au développement sont reconnus et encouragés » dira –t-il.

Cependant, malgré cet acquis, les sénégalais de la diaspora sont toujours confrontés à diverses préoccupations. D’ailleurs, c’est après avoir constaté la vulnérabilité et les divisions au sein de la diaspora que la Fédération des Sénégalais de la Diaspora a été mise en place en 2013 pour fédérer les synergies. C’est dans cette perspective également, qu’elle a organisé  les 28, 29, 30 juin 2018, à Nantes en France, son deuxième congrès afin d’identifier les obstacles liés à l’épanouissement de la diaspora y compris de saisir les opportunités qui se présentent aujourd’hui à elle. Ainsi, près de 150 responsables issus des 67 comités de la FSD, venus d’Afrique, d’Europe, des États Unis ont participé aux travaux du congrès de Nantes. Saisissant cette opportunité rare de réunir les acteurs voire les sommités de la diaspora sénégalaise dans un même cadre, les congressistes de la FSD ont réfléchi, en profondeur, autour de panels, d’ateliers et de plénières sur des thèmes cruciaux qui intéressent la diaspora.

Il s’agit  de thèmes relatifs à la « Politique migratoire du Sénégal, mobilisation des ressources et compétences au service du Sénégal », aux « droits sociaux des migrants sénégalais, aux retraites des compatriotes de la diaspora », à la « Coopération Nord-Sud, aux Aides au retour et la réinsertion au pays », « aux opportunités d’investissements productifs au Sénégal » mais également à « l’accès à l’habitat au Sénégal » en partenariat avec la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS). Dans un contexte de forte migration, le thème sur les « Conflits, Protections et solutions » a été pertinemment abordée par le Médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé.  Des sujets cruciaux comme la mise en place d’un « fonds de Solidarité ou d’investissement de la diaspora », ou encore « Éducation et diaspora », « Diaspora et Communication et Diaspora », « agriculture et autres  programmes comme créneaux porteurs au Sénégal », ont été traités par les participants de ce congrès.

« Les comités régionaux, des différents pays représentés, ont participé aux ateliers et plénières du congrès pour mettre en relief les spécificités et exigences sociales, économiques et culturelles liées à leurs pays d’accueil, de façon à les intégrer dans les recommandations et projets de la FSD » a précisé le Coordonnateur du  Comité Ad-Hoc du Congrès de Nantes à l’occurrence Modibo Soumaré, établi à Minnesota aux Etats Unis.

Le défi relevé

La Fédération a ainsi réussi à relever le défi en mobilisant les acteurs de la diaspora à Nantes et en fédérant plusieurs structures de la diaspora sénégalaise pour se pencher sur les difficultés et sur les points à mettre en relief pour aider la diaspora à rester actrice du développement et de l’émergence de notre pays. Présent à Nantes, SEM Amadou Diallo, Consul Général du Sénégal à Paris a souligné toute l’importance de cette rencontre entre les forces vives de la diaspora et au passage a révélé que dans le passé, les travaux de cette même fédération qui ont eu lieu aux Etats Unis ont beaucoup aidé les autorités diplomatiques dans la réalisation de certaines activités en faveur de la diaspora sénégalaise, en France. Ainsi, dira-t-il « Je suis venu au Congrès pour écouter et recueillir des informations voire certaines nouvelles instructions pour aider à réaliser et appuyer, avec cette diaspora dynamique,  le développement de notre pays avec pour levier le Plan Sénégal Emergent (PSE) ». Dans la même veine, poursuit-il, « Le président de la République   Macky Sall l’a dit sans aucune ambiguïté, dans le PSE, dans sa verticalité, la contribution de la diaspora s’avère fondamentale. Et si cette diaspora est unie, si elle travaille en particulier ici en France, je prêche pour ma chapelle, elle peut encore aider plus de sénégalais ».

Les thématiques programmées durant les plénières et les ateliers du congrès ont ciblé les préoccupations fondamentales des sénégalais  vivant dans la diaspora. Au sortir ce congrès,  une vision est née, portée par une diaspora unie,  organisée, patriote, dynamique et actrice incontournable du développement du Sénégal. Ce congrès a permis la mutualisation des forces et la massification de la fédération.

Me Alioune Badara Cissé, Médiateur de la République de souligner : « Je pense qu’il faut aider les sénégalais de la diaspora, s’ils restent dans les pays d’accueil et voir avec ceux-là même qui veulent rentrer comment négocier avec les pays d’accueil dans leurs administrations respectives pour que des conventions soient  signées  et que les allocations soient payées, que les primes de retraite puissent être reversées, s’ils décidaient de rentrer au Sénégal » défend-il.

Quant au Hamady Gadiaga, Député de la Diaspora du Département  de l’Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord, s’est dit fier de cette initiative de la Fédération  des Sénégalais de la Diaspora (FSD) composée  « d’acteurs engagés et motivés qui veulent travailler pour la diaspora. Je pense les compatriotes doivent venir adhérer au sein de la fédération ».

Le chef du Service de gestion des étudiants sénégalais à l’étranger (Sgee), Moïse Sarr a également participé. Il a saisi l’occasion pour faire une présentation pertinente ayant permis aux étudiants et acteurs présents au Congrès de lui poser des questions pertinentes sur les critères  d’attribution des bourses d’études au Sénégal. Avec la nouvelle politique de bourses, « notre objectif est de promouvoir l’excellence sénégalaise en offrant de belles opportunités aux meilleurs bacheliers pour faire rayonner le Sénégal dans le monde et revenir contribuer à la transformation économique et sociale de notre pays » dirait -il au cours de sa brillante intervention. D’ailleurs, il a signé de nombreuses conventions avec des écoles et universités internationales et amélioré de façon considérable la qualité des services offerts aux étudiants.

Avec les nouvelles technologies de la communication,  la Fédération  des Sénégalais de la Diaspora (FSD) s’est beaucoup appuyée notamment sur les réseaux sociaux pour faire passer ses messages à travers un panel sur Watsapp dont le but était de partager les bonnes pratiques susceptibles de faire avancer la communication et les initiatives au sein de la diaspora. Le FSD  s’est aussi appuyée sur les associations sociales et culturelles, les Dahiras comme interface organisationnelle fédératrice de la diaspora. Les sociétés d’assurances Amsa et Sonam, venues du Sénégal, ont ete des partenaires stratégiques de la Fédération,  dans le cadre  de leurs services offerts à  la diaspora pour le rapatriement de corps et la scolarité  des enfants. Après le pot offert  par le maire de la ville de Nantes aux autorités  sénégalaises et aux congressistes, rendez-vous est donné prochainement pour l’élection d’un nouveau bureau de la Fédération.

          

    

 

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