France : L’artiste peintre  Mbaye Babacar Diouf représente le Sénégal à l’exposition « Trésors de l’Islam en Afrique » à Paris

L’artiste peintre  Mbaye Babacar Diouf a brillamment représenté l’art sénégalais à l’exposition « Trésors de l’Islam en Afrique »  de l’Institut du monde arabe qui se tient à Paris du 14 avril au 30 juillet 2017. A  l’en croire, c’est dans sa tendre enfance qu’il a connu l’écriture arabe à l’école coranique et ses aspirations visuelles se souviennent aujourd’hui de ces signes.  « Mes œuvres s’articulent autour de l’éducation spirituelle, la purification du cœur et de l’âme, dans une perspective de tendre vers la pureté, l’équilibre et l’harmonie dans le respect des modèles du soufisme » souligne l’artiste soufi.

De Dakar à Zanzibar, de Tombouctou à Harar, l’Institut du monde arabe a mis à l’honneur une exposition qui réunit à Paris près de 300 œuvres multidisciplinaires qui témoigne de la richesse artistique et culturelle de la pratique de l’islam en Afrique subsaharienne. Selon l’artiste peintre  Mbaye Babacar Diouf dont les œuvres illuminent l’exposition « Trésors de l’islam en Afrique » à l’Institut du monde arabe à Paris, la religion est une richesse. Jeune homme discret, façonné par les arts martiaux pratiqués à un niveau international, l’artiste peintre  exprime dans la délicate variété de ses personnages et de ses traces d’encre, le rythme de la vie.  Dans son art, il évoque cette proximité entre l’écriture et le dessin, les arts plastiques et la littérature. « L’islam reçu de mes maîtres est un islam souple, tolérant, qui prône le respect de l’autre dans sa différence, sans oublier la soumission totale aux directives du Saint Coran et de la Sunna du Prophète (PSL) » a appuyé l’artiste rufisquois.   Ses œuvres s’inspirent de la richesse graphique des signes. Une calligraphie bien orchestrée sur la trame orthogonale du support. L’artiste propose une succession de tours de mots, une Babel de signes. Les corps se rassemblent et se lient comme des lettres ou des phrases, s’associent dans un hypertexte pour former un ensemble soudé.  Cette exposition qui se tient du 14 avril 2017 au 30 juillet 2017 à Paris immerge le visiteur dans l’architecture religieuse, les pratiques cultuelles et la magie. Des vidéos immersives de cérémonies reflètent  la spiritualité soufie en Afrique. En réalité, la transmission de la culture arabo-musulmane se manifeste dans l’art et l’artisanat. L’écriture, fil rouge de l’exposition, permet la diffusion des textes sacrés. Elle fait l’objet d’un usage magique et atteste des singularités régionales propres à la calligraphie en Afrique.

S’agissant des œuvres, elles se réalisent la plupart du temps au feutre très fin sur des feuilles de papier tirées d’un carnet et marouflées côte à côte sur de grandes toiles, ou directement sur le tissu. Œuvre singulière et méticuleuse, généralement monochrome, dont l’infinie variété exige un regard attentif. L’art de Mbaye Babacar Diouf évoque cette proximité entre l’écriture et le dessin, les arts plastiques et la littérature. 

Les réactions et commentaires sur ses œuvres lors de cette exposition ont été glorieux quant à la qualité et l’originalité du travail du jeune artiste sénégalais.  Le président français François Hollande y compris d’imminentes personnalités l’ont félicité. « J’ai reçu des félicitations et des encouragements. Pour moi, c’est une fierté de pouvoir montrer l’art sénégalais et le travail que j’ai réalisé à Paris. C’est une grande opportunité avec de nouvelles perspectives de travail, de partage et d’expérience qui se dessinent » a affirmé l’artiste découvert pour la première fois lors de la Biennale de Dak’Art 2016.

Né en 1983, après avoir été diplômé des Beaux-Arts de Dakar Mbaye Babacar Diouf, a obtenu un Master II à l’ISAC de Dakar, l’Institut Supérieur des Arts et des Cultures (ISAC). Il a été récipiendaire de plusieurs prix organisés par l’ambassade d’Italie et par différents ministères et agences. Après avoir exposé dans différents lieux au Sénégal, sa carrière artistique à l’international commence en 2010 lors de sa sélection à la Biennale de Dakar en off. En 2014, il participe toujours en off à la grande exposition « Imago Mundi » de la Collection Luciano Benetton. En 2016, sa participation en sélection officielle et en off -présentée par La Galerie Africaine a permis la découverte de son immense talent et  sa sélection  par l’Institut du Monde Arabe pour exposer à Paris sur ce thème : « Trésors de l’islam en Afrique : de Tombouctou à Zanzibar ». Cette exposition vient confirmer les richesses incontournables de la religion musulmane en tant que civilisation, poursuit-il.

Aujourd’hui, ses aspirations visuelles se souviennent des signes de l’écriture arabe apprise dès l’enfance à l’école coranique. Son travail s’inspire de la richesse graphique des signes.  « Cela vient renforcer ma démarche. Je n’écris pas des lettres qu’on peut lire, mais je m’inspire de leur richesse graphique dans leurs spécificités verticale, horizontale et oblique », précise le jeune artiste.

« Trésors de l’islam en Afrique » véhicule une confrontation avec des œuvres fortes, tout en soulignant la circulation des formes et des savoir-faire à travers le continent et leur contribution au rayonnement des cultures musulmanes en Afrique. Tout au long de l’exposition à  l’Institut du monde arabe dirigé par le Président M. Jack Lang, l’art contemporain est mis à l’honneur pour interroger l’histoire de ces échanges. Des artistes majeurs, outre Mbaye Babacar Diouf, des ténors reconnus tels que Rachid Koraïchi, Hassan Musa, Abdoulaye Konaté, Youssef Limoud et Aïda Muluneh  qui témoignent de l’effervescence actuelle de la scène artistique africaine.

wabitimrew.net

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