FRANCE : le préfet «s’oppose désormais à toute nouvelle prière de rue» à Clichy

Après les avoir encadrées pendant des mois, la police doit désormais empêcher, dès ce vendredi, toute nouvelle prière devant l’hôtel de ville de Clichy-la-Garenne.

Le message est ferme. A l’issue d’une réunion de médiation qui se tenait ce jeudi après-midi, le préfet des Hauts-de-Seine a affirmé qu’il « s’opposerait désormais à toute nouvelle prière de rue à Clichy ». Le représentant de l’Etat entend désormais « faire obstacle avec les moyens qui sont les siens à toute réapparition de prière de rue ».

Depuis huit mois, l’Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC) organise chaque vendredi des prières de rue à quelques mètres de l’hôtel de ville pour protester contre son expulsion, prononcée après expiration de son bail précaire. Des prières jusqu’ici encadrées par un important dispositif policier. Vendredi dernier, la mairie (LR) de Clichy avait organisé une manifestation d’élu pour dénoncer ces prières répétées dans l’espace public.

Les fidèles redirigés vers la salle des Trois-Pavillons

Un important dispositif policier est donc à prévoir dès ce vendredi aux abords de l’hôtel de ville de Clichy. Mais le préfet a aussi assuré vouloir trouver des « solutions d’avenir ». Dans un premier temps, l’UAMC s’engagerait à proposer aux fidèles d’aller prier dans la salle de la rue des Trois-Pavillons, qu’ils refusaient jusqu’ici car l’estimant trop petite et excentrée. « L’Etat pense qu’il y a la capacité d’accueillir tout le monde » souligne le préfet, sous condition de certaines mesures d’ajustement comme le doublement des prières le vendredi.

A plus long terme, l’association va continuer de chercher un local ou un terrain pour disposer de sa propre salle de prière. La mairie de Clichy a fait savoir qu’elle ne s’y opposerait pas.

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