Gestion de la riposte au Sénégal : La recommandation de l’Oms aux autorités sénégalaises

Le modèle de communication adopté par l’État du Sénégal pour dresser quotidiennement la situation épidémiologique, a fait l’objet de beaucoup de critiques. Cette tendance devrait faire l’objet d’un changement pour mieux conscientiser les populations et les aider à vivre avec le virus, a relevé ce jeudi 4 juin 2020, Dominique Gomis, un consultant de l’Organisation mondiale de la santé, en marge d’une rencontre avec des journalistes. Rencontre où il était question de relever la nécessité de l’implication des communautés dans la mise en œuvre du plan de riposte.

‘’Il fallait à un moment changer de cap, discuter avec les communautés et recueillir leurs avis. Cela est important, parce que tout ce qui se fait pour moi sans moi, se fait contre moi. Il nous faut écouter les communautés pour trouver des solutions. Ce qu’il faut aujourd’hui, au stade actuel de la maladie, c’est de développer une communication de proximité’’, a déclaré Dominique Gomis, socio-anthropologue, consultant de l’Oms. Dans ses propos recueillis par Dakaractu, il a plaidé en faveur de l’implication des communautés pour de meilleurs résultats dans la riposte.

M. Gomis, agent habitué aux prises de contact avec les populations qui sont également appelées communautés, a pour mission ‘’d’étudier tous les problèmes rencontrés dans le monde. Cela peut être un problème de santé, de développement, donc il nous revient d’aller échanger avec ces communautés, de recueillir leurs préoccupations et de faire des rapports pour montrer quels sont les besoins de la cible, ses préoccupations’’.

Dans ses explications, Dominique Gomis qui avait à ses côtés la socio-antropologue Ndèye Maguette Ndao, a souligné que ‘’la communication de cette crise n’est pas seulement l’affaire du ministère de la Santé. Les acteurs de la presse, les socio-anthropologues, entre autres, sont concernés. Parce qu’il urge aujourd’hui d’aller vers les communautés, parce que ce sont elles qui vivent la réalité et qui détiennent les solutions idoines. Nous estimons que les autorités en charge de la santé auraient dû commencer cela bien avant que l’épidémie ne s’installe dans le pays. Selon lui, il n’est pas seulement question de donner les résultats, mais il urge pour l’État d’aller discuter avec les communautés pour trouver des solutions pérennes pouvant endiguer cette épidémie’’.

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