La Belgique va partager son savoir-faire en matière d’e-gov avec les pays partenaires de la Coopération au Développement dont le Sénégal

Le Service public fédéral Technologie de l’Information et de la Communication (Fedict) et l’Agence belge de développement (CTB) vont aider les quatorze pays partenaires de la coopération belge au développement dans la conception de leurs systèmes d’e-gouvernement. Pour ce faire, Fedict a conclu un accord de coopération avec l’Agence belge de développement, qui dirigera le processus. Le Vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo se montre particulièrement satisfait de cette collaboration. « Une administration numérique, c’est une administration plus performante, y compris dans les pays en développement. »

L’accord de coopération implique que la CTB pourra faire appel à l’expertise de Fedict pour aider les pays partenaires à développer un e-gouvernement.

Dans la pratique, ces pays pourront par exemple bénéficier d’une assistance pour concevoir des cartes d’identité électroniques, créer un registre national, sécuriser leur infrastructure, ou demander des conseils stratégiques concernant l’e-gouvernement.

Alexander De Croo : « Je suis heureux que l’Agence belge de développement et Fedict joignent leurs efforts. Une administration numérique, c’est une administration plus performante, y compris dans les pays en développement. Prenons par exemple la facilité que représente l’enregistrement électronique d’une naissance. Connaître le nombre d’enfants nés dans un pays apporte des informations importantes pour élaborer la politique en matière d’enseignement et d’économie. »

Politique stratégique belge en matière de D4D
Sous l’impulsion du ministre De Croo, le « Digital for Development » (D4D) est devenu l’une des priorités de la politique belge de développement. Dans ce contexte, la numérisation ne constitue pas un but en soi, mais elle doit être utilisée à bon escient pour favoriser le développement et aider les personnes dans le besoin.

Les trois fers de lance de la politique stratégique belge en matière de D4D sont une meilleure utilisation des (méga)données, le numérique pour des sociétés inclusives et le numérique pour une croissance économique inclusive et durable.

Rôle central du transfert des connaissances
Dans le courant de l’année 2017, les deux instances examineront comment concrétiser leur collaboration. Fedict n’assurera pas personnellement le développement des systèmes, mais partagera ses connaissances sur la mise en place d’une administration électronique. Fedict s’investira également dans le transfert des connaissances en coachant et en formant le personnel de la CTB, mais aussi en l’aidant à relire les cahiers des charges et les permis dans les pays partenaires.

À la phase suivante du projet, la CTB et Fedict chercheront avant tout à identifier des besoins et projets concrets.

Frank Leyman, gestionnaire des relations internationales chez Fedict : « Nous voulons nous faire une idée de ce qui existe déjà et de ce qui est nécessaire. Pour l’instant, nous disposons d’une liste des principaux besoins en termes de TIC et d’e-gouvernement. À partir de là, nous allons pouvoir inférer une série de solutions rapides, par exemple faire le lien entre les administrations, les entreprises et les organisations disposant d’une expertise spécifique. En ce qui concerne les projets de plus grande ampleur, nous en discuterons d’abord avec les responsables locaux de la CTB, qui vérifieront à leur tour comment intégrer ces projets dans leurs budgets et accords bilatéraux. Une collaboration avec des institutions internationales comme la Banque mondiale, l’UE ou l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques fait également partie des possibilités. »

Pour Carl Michiels, directeur général de l’Agence belge de développement, cette collaboration n’est rien d’autre qu’un enrichissement total qui bénéficiera aux pays partenaires. « Il faut, plus que jamais, conclure des liens de coopération avec les services publics belges parce que ceux-ci possèdent une expertise précieuse qui est aussi éminemment prisée sur la scène internationale. Dans le domaine de l’e-gouvernement, il y a déjà des plans pour des actions au Mozambique, et le gouvernement béninois a récemment fait part de son intérêt pour l’expertise belge. »

L’Agence belge de développement a déjà conclu des accords de coopération avec plus de vingt services publics belges et régionaux, notamment la police fédérale, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, le Service public fédéral Santé publique, l’INAMI, le Musée de Tervuren, etc. Elle est ainsi en mesure d’apporter aux projets de développement un savoir-faire extrêmement diversifié.

Les quatorze pays partenaires de la coopération belge au développement sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, la République démocratique du Congo, la Guinée, le Mali, le Maroc, le Mozambique, le Niger, l’Ouganda, le Territoire palestinien, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie.

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