La France juge « regrettable » la fouille d’un ministre algérien à l’aéroport d’Orly

Deux jours après la fouille à l’aéroport parisien d’Orly du ministre algérien de la Communication, les autorités françaises ont tenté de rattraper cet accroc diplomatique, estimant qu’il s’agissait « d’un incident particulièrement regrettable ».

Le ministère des Affaires étrangères a tenté, lundi 19 octobre, de rattraper la bourde diplomatique, qui a eu lieu samedi à l’aéroport parisien d’Orly. Le Quai d’Orsay a estimé que la fouille du ministre algérien de la Communication Hamid Ghrine était un « regrettable » incident.

« Nous sommes attachés à faciliter les démarches et déplacements en France des hautes personnalités étrangères. Nous travaillons avec le ministère de l’Intérieur et la direction du groupe Aéroports de Paris pour que ce type d’incidents particulièrement regrettables ne se reproduise plus », a déclaré lors d’un point de presse le porte-parole du ministère, Romain Nadal.

L’ambassadeur de France en Algérie convoqué

Le ministre algérien des Affaires étrangères a annoncé, dimanche, avoir convoqué l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, au sujet de la fouille du ministre « en dépit de son statut de membre du gouvernement, détenteur, de surcroît, d’un passeport diplomatique et transitant par un salon réservé aux personnalités officielles ». Il avait demandé à l’ambassadeur de s’assurer que des « mesures adéquates soient prises pour que tels incidents inacceptables ne se reproduisent pas à l’avenir ».

Selon les autorités algériennes, deux cas similaires ont déjà été enregistrés par le passé, concernant Abdesselam Bouchouareb (Industrie) et Abdelmadjid Tebboune (Habitat).

En mars 2014, le ministre marocain des Affaires étrangères avait lui aussi eu le droit à une fouille à l’aéroport de Roissy. Le ministère français des Affaires étrangères avait alors présenté ses excuses à Rabat et demandé au ministère français de l’Intérieur et à la société Aéroports de Paris de respecter strictement les règles et usages diplomatiques à l’égard des ministres étrangers comme c’est le cas pour les chefs d’État. 

Avec AFP et Reuters

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