La jeunesse africaine face au phénomène de la migration

Le président ivoirien Alassane Ouattara (à droite), l'ancienne présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf (à gauche) et le magnat des télécommunications soudanais Mo Ibrahim (à), fondateur de la Fondation Mo Ibrahim, le 4 avril 2019.
Le président ivoirien Alassane Ouattara (à droite), l’ancienne présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf (à gauche) et le magnat des télécommunications soudanais Mo Ibrahim (à), fondateur de la Fondation Mo Ibrahim, le 4 avril 2019.

La jeunesse africaine face au phénomène de la migration : cette question était au cœur du Forum international qui vient de se dérouler à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Le Forum, organisé par la Fondation Mo Ibrahim, a rendu hommage à l’ancien Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.

Les migrations africaines, une question qui suscite beaucoup de réactions aussi bien sur le continent, qu’ailleurs dans le monde.

La plupart du temps, les réactions reposent sur une méconnaissance du phénomène migratoire explique Abdoulaye Bathily, ancien ministre sénégalais et ex-représentant de l’ONU pour l’Afrique centrale.

« Il y a beaucoup d’émotions et de préjugés d’ordre racial et même raciste. Les migrations font partie de la dynamique de l’histoire de l’humanité », rappelle-t-il.

Détruire les préjugés sur les migrations africaines tout en proposant des pistes pour faire face aux attentes des jeunes en matière d’emploi, c’est l’intérêt de cette rencontre d’Abidjan.

Pour le ministre Abdourahmane Cissé, les opportunités d’emplois sont là, les jeunes doivent apprendre à les saisir.LIRE AUSSI :

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« Si vous prenez la population totale des migrants, seulement 14% viennent d’Afrique alors qu’on est à 40% pour l’Asie. En outre, 70% des migrants africains restent en Afrique« , explique-t-il.

« L’Afrique du Sud est le pays africain qui accueille le plus grand nombre de migrants du continent, devant la Côte d’Ivoire et l’Ouganda« , souligne-t-il.

Quant à Abdoulaye Bathily, il souhaite que les efforts soient davantage axés sur l’industrialisation.

« Il faut améliorer la gouvernance économique et politique pour saisir toutes les opportunités afin d’amener les jeunes à rester sur le continent. Créer des entreprises, aller à l’industrialisation qui donnera du travail aux jeunes« , prône-t-il.

12e Forum à Abidjan, le 4 avril 2019. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)
12e Forum à Abidjan, le 4 avril 2019. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

L’homme d’affaires nigérian Aliko Dangoté, le philantrophe américain Alex Soros, la secrétaire adjointe de l’ONU, Amina Mohammed et plusieurs anciens chefs d’Etat dont Ellen Johnson Sirleaf du Libéria, ont pris part aux nombreuses discussions.

Ce 12ème Forum s’est achevé en musique avec le concert qui a réuni sur une scène le sénégalais Youssou N’Dour, le congolais Fally Ipupa et l’ivoirien Serge Beynaud.

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