La reconnaissance et les remerciements’’ des imams et ’’moukhadams’’ après la visite du président français Emmanuel Macron à Saint-Louis

Des guides religieux et notables de Saint-Louis ont rencontré mardi le gouverneur Alioune Aïdara Niang pour lui demander de transmettre « la reconnaissance et les remerciements’’ des imams et ’’moukhadams’’ de la capitale du nord aux pouvoirs publics, relativement aux retombées de la visite officielle du président français Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron, président de la république française, et Macky Sall, président de la république du Sénégal, en visite officielle à Saint-Louis, Sénégal. Passage sur la Langue de Barbarie touchée par l’érosion côtière. Samedi 3 février 2018 – 2018©Jean-Claude Coutausse / french-politics pour Le Monde
Au nom de ses pairs, l’imam Mouhamadou Abdoulaye Cissé, khalife de la famille de Serigne El Hadji Madior Cissé de Saint-Louis, a salué les efforts de l’Etat du Sénégal visant à résoudre la question de l’avancée de la mer à Saint-Louis, avec l’appui financier de la partie française.
Emmanuel Macron, qui a terminé samedi une visite officielle de trois jours au Sénégal, dont Saint-Louis était la dernière étape, a annoncé à l’occasion que la France verserait près de 10 milliards de francs CFA, soit 15 millions d’euros, pour contrer l’érosion côtière.
Cet appui financier, ajouté aux fonds promis par la Banque mondiale (BM), plus de 15 milliards FCFA, soit 24 millions d’euros, servira à la construction d’une nouvelle digue de rochers censée protéger la ville de Saint-Louis, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.
Il est également prévu, dans ce cadre, de reloger les populations victimes de la langue de Barbarie, Guet-Ndar, Gokhou Mbathe, Santhiaba, vers des zones plus sécurisées.
L’avancée de la mer est devenue, depuis l’ouverture d’une brèche en 2003, une préoccupation quotidienne pour les populations riveraines de la langue de Barbarie, une bande de terre en forme de langue tendue entre l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal.
L’ouverture d’une brèche de 100 mètres de long sur quatre mètres de large sur cette mince bande de terre avait été réalisée en 2003, après l’annonce d’une importante crue du fleuve Sénégal.
La brèche s’est depuis élargie en amont vers l’ancienne embouchure à une vitesse inattendue pour atteindre 19 kilomètres à cause de la pression combinée des eaux du fleuve et de la mer.
Mouhamadou Abdoulaye Cissé a aussi rendu hommage à l’administration régionale qui s’est, selon lui, « fortement impliquée » lors de la visite des deux chefs d’Etat à Saint-Louis, en compagnie du président de la Banque mondiale.
Il a formulé des prières pour la réussite des opérations entreprises pour régler le problème de l’érosion côtière et la restauration des bâtiments classés patrimoine historique de l’humanité à Saint-Louis, afin que la ville, « pleine d’histoire, puisse survivre dignement de son passé ».
Le gouverneur, Alioune Aïdara Niang a salué « le geste patriotique et la démarche citoyenne » de l’imam et sa délégation, ajoutant que ’’les mesures fortes’’ annoncées par les pouvoirs publics devraient contribuer à soulager les populations.
De cette manière, la ville de Saint-Louis devrait être mieux armée contre l’érosion côtière, a indiqué le gouverneur, avant d’appeler la jeunesse saint-louisienne à « plus de sérénité et de discipline, pour faciliter la résolution de leurs difficultés par le gouvernement (…) ».
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