« Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis. Je pense que l’Union européenne est un ennemi, avec ce qu’ils nous font sur le commerce. Bien sûr on ne penserait pas à l’Union européenne, mais c’est un ennemi », a estimé le chef de l’Etat. « La Russie est un ennemi par certains aspects. La Chine est un ennemi économique, évidemment c’est un ennemi. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont mauvais, ça ne veut rien dire. Ca veut dire qu’ils sont compétitifs. » »L’UE est très difficile », a poursuivi le président américain à qui l’intervieweur demandait de nommer « le principal compétiteur, le principal ennemi (des Etats-Unis) dans le monde en ce moment ». « D’un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous », a-t-il encore répété, s’en prenant plus particulièrement à l’Allemagne, comme il l’a déjà fait auparavant. « Comme l’Allemagne a un accord sur un gazoduc avec la Russie, ils vont payer des milliards et des milliards de dollars par an pour l’énergie et je dis que ce n’est pas bien, ce n’est pas juste. » « Vous êtes supposés vous battre pour quelqu’un et cette personne donne des milliards de dollars à une autre dont vous devez, en fait, vous prémunir, je pense que c’est ridicule », s’est-il encore révolté.

L’interview de Donald Trump par CBS a été diffusée en partie dimanche et sera montrée dans sa totalité lundi.

Sur Twitter, le président du Conseil européen Donald Tusk a lui écrit que les Etats-Unis et l’Union européenne sont « les meilleurs amis ». « Celui qui dit que nous sommes des ennemis répand des fake news », ajoute-t-il.