Le bilan de l’éruption au Guatemala grimpe à 99 morts

epaselect epa06768632 An aerial view of a new fissure eruption within Leilani Estates sending a fast moving flow of lava that begins to consume homes and property, near Pahoa, Hawaii, USA, 27 May 2018. Mandatory evacuations were ordered for the immediate area. EPA/BRUCE OMORI/Paradise Helicopters

Le bilan de l’éruption du volcan de Feu au Guatemala a été revu à la hausse mercredi. Selon l’Institut national médico-légal (Inacif) du pays, la catastrophe naturelle a provoqué la mort d’au moins 99 personnes. Les autorités avaient dans un premier temps évoqué un bilan de 75 morts, les secouristes ont encore découvert de nouveaux corps. Le nombre de blessés était dans un premier de temps d’une quarantaine de personnes et de 200 personnes portées disparues.
Les recherches étaient perturbées par de nouvelles explosions et écoulements de lave, trois jours après l’éruption spectaculaire. « L’activité se poursuit et la possibilité de nouvelles descentes de flux pyroclastiques (composé de cendres, de boue, d’eau, et de roches à haute températures, ndlr) dans les prochaines heures ou les prochains jours n’est pas à exclure, il est donc recommandé de ne pas rester près de la zone affectée », a indiqué l’institut guatémaltèque de vulcanologie (Insivumeh).
Le volcan, d’où s’échappait une colonne de fumée et de cendres, a continué mercredi à émettre des explosions de faible intensité à la fréquence de quatre ou cinq par heure. Mardi soir, une forte explosion dans le cratère avait de nouveau semé la panique parmi les habitants qui avaient regagné leurs villages. Secouristes, policiers et militaires ont également été contraints de quitter les lieux, avant d’être autorisé mercredi matin à reprendre leurs opérations de recherche de disparus dans la « zone 0 ».
De nombreux pays tels que les Etats-Unis, le Chili, le Mexique ou le Venezuela ont proposé leur aide aux autorités guatémaltèques, mais ces offres ne se sont pas concrétisées faute d’appel officiel du gouvernement, qui dit attendre le feu vert de la Conred qui coordonne la protection civile. « Nous sommes préparés et prêts pour que la Conred, entité responsable des urgences, nous autorise à lancer un appel international », a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Guatémaltèques manifestaient leur frustration face à la passivité du gouvernement du président Jimmy Morales sur ce dossier.

7sur7.be

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