Le Burkina relève le défi d’organiser le Fespaco en dépit du contexte sanitaire et sécuritaire éprouvant

Depuis samedi (16.10), Ouagadougou vibre au rythme de la 27ème édition du Fespaco. Cinéphiles et réalisateurs ont croisé notre correspondant. Reportage.

Le Burkina relève le défi d’organiser le Fespaco en dépit d’un contexte sanitaire et sécuritaire éprouvant

Au cinéma Neerwaya, c’est une longue file de cinéphiles qui attendent d’avoir accès à la salle de projection pour voir le seul long métrage fiction burkinabè en compétition Les Trois Lascars du réalisateur Boubacar Diallo. 

La déception sera proportionnelle à l’engouement suscité par le film. Les Trois Lascars ne sera pas projeté deux fois dans la même soirée comme c’est parfois le cas dans les salles, au Burkina. Certains, parmi ces cinéphiles, trouveront leur compte à l’Institut français de Ouagadougou, non loin du Ciné Neerwaya. 0 seconds of 0 secondsVolume 90%Écouter l’audio02:12

« Je souhaite beaucoup de courage au jury » (K. Boukhari, réalisateur marocain)

« Le Fespaco est un moment spécial pour tout cinéaste sénégalais ou africain » explique le réalisateur sénégalais Moly Kane. Son film, Les tissus blancs retrace le parcours de Zuzana qui, dans la perspective de son mariage, doit trouver des astuces pour mettre au goût du jour sa virginité perdue. « J’ai senti que le public a apprécié. Cela me motive à continuer pour les prochaines éditions. »

Satisfaction également du réalisateur marocain Karim Boukhari dont le court métrage Aziya est en compétition au Fespaco : « Cela m’a fait super plaisir. J’aime beaucoup le festival. Dans ce film, on voit beaucoup de choses : la différence de peau, d’humeur. Après, je souhaite beaucoup de courage au jury parce qu’ils ont beaucoup de bons films. »

Pour cette de la 27ème édition du Fespaco 239 films provenant de 50 pays sont en compétition et sont projetés dans plusieurs salles et espaces de la capitale burkinabè.

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