France : Le jour où François Hollande a renoncé à se représenter à un second mandat présidentiel

Le chef de l’État a annoncé, jeudi, à 20 heures, en direct de l’Élysée, sa décision de ne pas être candidat à un second mandat présidentiel.

Revivez l’intégralité de la déclaration de François Hollande :

20h33 : Florian Philippot juge sa décision « sage ». Sur Europe 1, le numéro 2 du Front national juge l’annonce de François Hollande « sage, évidente et inévitable. Je ne vois pas très bien, dans les conditions de l’échec de ce quinquennat, comment François Hollande aurait pu prétendre se présenter. En même temps, c’est historique, c’est une première et ça en dit long sur l’état de décrépitude du pouvoir, de la vie politique française en général. On a eu Sarkozy, Juppé et Hollande en deux semaines : c’est une bonne nouvelle et il faut que ça continue », a-t-il plaidé.

20h26 : Fillon réagit. Dans la foulée de l’annonce de François Hollande, le candidat de la droite a estimé, dans un communiqué, que le quinquennat du chef de l’État « s’achève dans la pagaille politique et la déliquescence du pouvoir ». « Ce soir, le président de la République admet, avec lucidité, que son échec patent lui interdit d’aller plus loin ». « Plus que jamais, l’alternance et le redressement de la France doivent être bâtis sur des bases solides », ajoute François Fillon.

20h44 : Une décision inédite. C’est donc la toute première fois qu’un président en exercice renonce à se représenter dans l’histoire de la Ve République. Avant lui, Charles de Gaulle, François Mitterrand et Jacques Chirac avaient enchaîné deux mandats consécutifs. Valéry Giscard d’Estaing et Nicolas Sarkozy avaient quant à eux échoué à se faire réélire.

20h14 : "Un moment émouvant". Christian Eckert, Secrétaire d'État chargé du Budget et des Comptes publics, a suivi ce "moment émouvant" sur Europe 1. Selon lui, "c'est Manuel Valls qui devra porter le bilan mais aussi le projet au nom du PS."
 

20h10 : Appel à l’unité. « Les progressistes doivent s’unir dans ces circonstances. Ce qui est en cause, ce n’est pas une personne, c’est l’avenir du pays. Je ne veux pas que la France soit exposée à des aventures qui seraient coûteuses, et mêmes dangereuses pour son unité, pour sa cohésion, pour ses équilibres sociaux », a-t-il conclu son allocation d’une dizaine de minutes.

20h09 : Hollande renonce à se représenter. François Hollande a mis fin au suspense en annonçant son intention de ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2017. « Je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle », a-t-il justifié. « Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle, au renouvellement de mon mandat. Je tenais ici à vous en faire part directement, comme je m’y étais engagé. » « Dans les mois qui viennent, mon seul devoir sera de continuer à diriger le pays, celui que vous m’avez confié en 2012 », a-t-il continué, la voix blanche.

20h08 : Le programme de Fillon « remet en cause » le modèle social français. « Dans cinq mois, vous aurez à faire un choix pour votre pays. Je respecte la personne, le parcours de François Fillon, mais le projet qu’il porte risque de remettre en cause le modèle social français, d’aggraver les inégalités. »

20h06 : « Un seul regret ». « Je n’ai qu’un seul regret », a concédé François Hollande : la déchéance de nationalité, qu’il avait proposé après les attentats de novembre 2015. « Je pensais qu’elle pouvait nous unir alors qu’elle nous a divisé », souligne le président de la République.

20h04 : « Les résultats arrivent ». Le chef de l’État a commencé par énumérer les avancées durant son quinquennat. « Les résultats arrivent. Plus tard que je l’avais annoncé mais ils sont là. Depuis le début de l’année, enfin, le chômage diminue », a-t-il défendu.

20h00 : Prise de parole. François Hollande a pris la parole a 20 heures précises. « Depuis mai 2012, j’ai agi avec les gouvernements de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls pour redresser la France. À l’heure où nous parlons, les comptes publics sont assainis, la Sécurité sociale est à l’équilibre, et la dette du pays a été préservée », a-t-il déclaré. « J’ai fait avancer les libertés », a-t-il lancé, citant l’avancée sur le plan des inégalités hommes-femmes et le Mariage pour tous. 

19h53 : Quid de Manuel Valls ?Après un mano à mano avec François Hollande le week-end dernier, Manuel Valls a semblé rentrer dans le rang en début de semaine, excluant visiblement de démissionner au nom de son « sens de l’État » et d’affronter le président lors de la primaire organisée en janvier par le PS. « Il n’y a pas de crise institutionnelle parce que de toute façon ma conception des institutions, c’est l’engagement et la loyauté », a-t-il poursuivi.

19h42 : Une poignée de fidèles. Remarquablement impopulaire, le président de la République peut néanmoins s’appuyer sur le soutien de plusieurs personnalités politiques. Au premier rang desquelles ses ministres : Stéphane Le Foll, Michel Sapin, Marisol Touraine, Audrey Azoulay, Patrick Kanner ou encore Najat Vallaud-Belkacem sont de fervents supporters.

19h38 : Une popularité en lègère hausse, bien que très faible. Selon un sondage YouGov diffusé jeudi, le chef de l’État recueille 17% d’avis favorables, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis le 1er trimestre 2016, mais 79% des personnes interrogées portent un jugement défavorable sur son action.

19h30 : Le calendrier, pas un hasard. Le chef de file des sénateurs socialistes Didier Guillaume, proche du chef de l’État, avait avancé la date du 10 décembre. Finalement, François Hollande a décidé de s’exprimer le jour de l’ouverture des dépôts de candidature pour la primaire de la gauche.

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