Le Marocain de 20 ans abattu par la police à Paris avait prêté allégeance à Daech

1612011L’assaillant du commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris est connu des services de police pour une affaire de vol en réunion en 2013 dans le sud de la France, ont indiqué des sources proches de l’enquête.

A l’époque des faits, l’homme avait déclaré aux gendarmes chargés de l’enquête s’appeler Sallah Ali. Il se présentait comme un sans domicile fixe, né en 1995 à Casablanca au Maroc. Ses empreintes digitales avaient alors été entrées dans le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) et correspondent à celles de l’homme tué jeudi après avoir attaqué le commissariat, ont indiqué ces sources.
 

Mise à jour à 16h45

L’homme tué en « cours d’identification ». L’homme tué ce jeudi à la mi-journée par des policiers devant un commissariat du quartier populaire de Barbès dans le XVIIIe arrondissement de Paris est « en cours d’identification », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. « La personne qui a procédé à cette agression et qui a trouvé la mort après que les policiers ont été obligés d’ouvrir le feu est en cours d’identification. Il sera par conséquent possible dans les heures qui viennent d’en savoir davantage sur son parcours et ses motivations », a déclaré le ministre sur place en milieu d’après-midi. 

Le ministre s’est rendu au commissariat de police de la rue de la Goutte-d’Or, dans le nord de Paris, pour « exprimer » aux policiers sa « solidarité » et sa « confiance », quelques heures après qu’un homme armé d’un hachoir a tenté d’agresser un policier avant d’être tué. Selon le parquet de Paris, un papier avec un drapeau du groupe État islamique et une revendication « non équivoque » en langue arabe ont été retrouvés sur le corps de l’agresseur. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

Cette attaque est survenue un an jour pour jour après l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, et quelques minutes après que le président François Hollande avait demandé aux services de sécurité, dans un discours à la préfecture de police de Paris, de mieux coopérer face au risque terroriste.  

Mise à jour à 16h10

Un papier avec un drapeau du groupe État islamique et une revendication « non équivoque » en langue arabe ont été retrouvés sur le corps de l’homme qui a été abattu par des policiers devant un commissariat du 18e arrondissement parisien, a indiqué ce jeudi le parquet de Paris.

L’homme, qui n’avait toujours pas été identifié jeudi en milieu d’après-midi, était porteur d’un engin explosif factice et a crié « Allah akbar », a confirmé le procureur de la République de Paris, François Molins. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.  

Mise à jour à 15h30

La circulation du métro parisien, interrompue pendant quelques dizaines de minutes, « en raison de mesures de sécurité » après l’attaque du commissariat de la Goutte d’Or dans le XVIIIe arrondissement, a repris sur les lignes 2 et 4, a annoncé la RATP jeudi peu après 14H00.

Le trafic restait ralenti sur ces deux lignes de métro, tandis que le funiculaire de Montmartre, qui avait été mis à l’arrêt, reprenait un trafic normal.

Le trafic avait été interrompu peu après 13H00 sur la ligne 2 entre les stations Belleville et Blanche, et, sur la ligne 4, entre Porte de Clignancourt et Réaumur-Sébastopol, après une attaque devant un commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris, dans le quartier de la Goutte-d’Or, par un homme armé d’un couteau ou d’un hachoir, qui a tenté d’agresser un policier.

Le quartier où l’attaque s’est produite a été bouclé par les forces de l’ordre. Des policiers, armes à la main, ont été déployés en nombre.  

Mise à jour à 14h02

L’assaillant, qui n’a pas été identifié, portait en plus du dispositif factice d’explosifs un hachoir, a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique et saisi la Brigade criminelle de la police judiciaire parisienne de l’enquête.

La section antiterroriste du parquet de Paris n’a pas été saisie à ce stade mais suit les événements et la situation peut évoluer, précise la source judiciaire.

Mise à jour à 13h50

L’équipe de déminage vient de quitter les lieux.

Mise à jour à 13h20

D’après le service de déminage sur place, la ceinture d’explosifs de l’assaillant est « factice ». L’homme abattu jeudi par la police portait sous son manteau une pochette scotchée d’où sortait un fil, mais le « dispositif ne contient pas d’explosifs », a précisé la source judiciaire.

Des dizaines de véhicules de police circulent autour de la Goutte d’or la rue où se trouve le commissariat. Le quartier est entièrement bouclé.

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L’homme abattu jeudi devant un commissariat du 18 arrondissement de Paris était « armé d’un couteau et d’un dispositif pouvant être un gilet explosif » et aurait crié « Allah Akbar », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

« Un homme a tenté jeudi matin d’agresser un policier à l’accueil du commissariat avant d’être atteint par des tirs de riposte des policiers », a expliqué Pierre-Henry Brandet. « Les démineurs sont sur place et travaillent à la sécurisation des lieux« , a-t-il ajouté. 

Un témoin a fait état à l’AFP de « deux à trois tirs » dans la rue de la Goutte d’Or, qui a été bouclée par les forces de l’ordre.

Les policiers ont ordonné aux passants de se réfugier dans les magasins de la rue, les rideaux de fer ont été baissés.

Des enfants ont été confinés dans une école maternelle située à proximité, dont l’accès a été fermé.

La circulation était interrompue sur le boulevard Barbès emprunté par plusieurs ambulances et véhicules de police qui se rendaient sur les lieux.

Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place.

 

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