Le ministre Maurice Bandaman, plaide pour la signature de l’accord de coopération cinématographique entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman, a plaidé lundi pour la signature de l’accord de coopération cinématographique entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
’’Il urge la signature de notre accord de coopération cinématographique qui va également formaliser la question de la coproduction pour donner un cadre légal aux actions que nous menons’’, a dit le ministre ivoirien.    Maurice Bandaman était en visite à la maison de la production Cinékap, à Amitié 3 à Dakar, en compagnie de son homologue sénégalais Abdoulaye Diop. 

La Côte d’Ivoire à travers son Fonds de soutien à l’industrie cinématographique (FONSIC) et le Sénégal à travers le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuel (FOPICA) ont participé au financement du film ‘’Atlantique’’ de la Sénégalaise Mati Diop sélectionné pour la Palme d’or à Cannes prévu du 14 au 25 mai en France.    Pour Maurice Bandaman, le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont un rôle de leader à jouer dans la sous-région, relevant que le Sénégal ’’est le pays des cinéastes Ousmane Sembène, Djibril Diop Mambety (…)’’.    S’agissant de la Côte d’Ivoire, il a cité les cinéastes Fadika Kramo-Lanciné, Roger Gnoan M’Bala et le jeune Philippe Lacôte entre autres.    Maurice Bandaman a invité les deux pays à ’’travailler ensemble pour porter cette problématique de la coproduction avec des partenaires comme la France afin d’être présents sur des films à gros budget et d’assurer aux réalisateurs et producteurs africains une copropriété de leur film’’.    ’’Il faut faire en sorte que nos techniciens soient en position de chef et non d’assistant. Tout cela est dans le financement de nos films, la question de la coproduction. On dit souvent qui finance commande !’’, a t-il déclaré.    Il a recommandé aux directeurs des cinématographies et aux techniciens des deux pays de préparer les instruments juridiques à partir desquels des négociations peuvent être entamées durant le festival de Cannes avec des partenaires du Centre national de la cinématographie (CNC) française.    M. Bandaman a aussi salué le travail du producteur Oumar Sall qui selon lui, est une ‘’fierté’’ pour l’industrie cinématographique et pour l’Afrique.    ’’Oumar Sall que je connais depuis cinq voire six ans, nous rassemble aujourd’hui. Il est une fierté pour notre industrie cinématographique, car il se bat pour porter les valeurs de notre industrie cinématographique avec honneur et dignité’’, a-t-il dit.    Le ministre ivoirien a ainsi célébré ’’le sens de l’entreprenariat culturel de Sall que l’on doit porter en exemple’’.    Oumar Sall est le producteur du film ‘’Atlantique’’ de Mati Diop avec sa structure Cinékap, ‘’une entreprise qui donne du travail à de jeunes africains’’, selon le ministre.    La Côte d’Ivoire n’est pas à sa première participation dans le budget d’un film africain. Elle a participé au financement du film ‘’Frontières’’ de la réalisatrice burkinabé Appoline Traoré en 2017 et dans d’autres aussi.     Pour le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, le cinéma africain n’est pas dans le ‘’ghetto’’, car il est présent dans tous les grands festivals du monde à Cannes, à Berlin, etc.    Le ministre sénégalais Abdoulaye Diop a salué l’axe Abidjan-Dakar qui reflète, selon lui, ’’les bonnes relations’’ entre les présidents Macky Sall et Alassane Ouatara.    ’’L’axe sud-sud doit être dynamisé, il est important de voir comment magnifier et booster cette relation de coopération Sud-Sud’’, a-t-il soutenu.

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