L’érection de l’OMVS en modèle de coopération

Le professeur Danilo Türk, président du Panel de haut niveau sur l’eau et la paix, a souligné, jeudi, à Diama (nord), la nécessité pour les Nations unies de faire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) un modèle de coopération internationale dans la consolidation de la paix et de la sécurité entre les Etats.

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« Les Nations unies doivent beaucoup s’inspirer de l’OMVS qui est un exemple de réussite d’une coopération entre plusieurs Etats. Cette organisation a permis de consolider la paix et la sécurité entre ses Etats-membres », a-t-il notamment déclaré à des journalistes.
 
L’ancien président slovène, candidat déclaré au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), intervenait à l’issue d’une visite effectuée sur les installations du barrage anti-sel de Diama, localité frontalière de la République islamique de Mauritanie, par les membres du Panel de haut niveau sur l’eau et la paix.
 
« Le barrage de Diama constitue un outil important de gestion des ressources en eau. C’est un important outil qui montre que la réussite de la coopération sous régionale à travers l’OMVS est réelle. C’est une infrastructure qui donne beaucoup d’avantages », a déclaré le diplomate slovène.
 
« L’OMVS est un formidable instrument de prévention des conflits et de gestion concertée des ressources en eau entre plusieurs Etats. Les membres du Panel de haut niveau sur l’eau et la paix en ont longtemps entendu parler », a pour sa part réagi Tamsir Ndiaye, directeur général de la Société de gestion et d’exploitation du barrage de Diama (SOGED).
 
Cette visite « leur a permis de s’en rendre compte. Ils savent que c’est un modèle à promouvoir à travers le monde, à travers ses mécanismes de fonctionnement. Ce sont des discussions et des concertations approfondies qui précèdent chaque décision concernant la gestion des ressources en eau », a ajouté M. Ndiaye.
 
Le haut-commissaire de l’OMVS, Kabiné Komara, des officiels des Etats-membres et des participants à cette réunion du Panel mondial sur l’eau et la paix, ouverte mardi, à Dakar, ont participé à cette visite du barrage de Diama.
 
Situé sur le delta du fleuve Sénégal, à environ 26 km de la ville de Saint-Louis, le barrage a été mis en service en 1986. Son rôle principal est de bloquer la remontée de la langue salée.
 
L’infrastructure a permis le développement, dans le bassin du fleuve Sénégal, de diverses activités socioéconomiques, principalement l’agriculture irriguée et la riziculture.
 
Sur la rive gauche du fleuve (partie sénégalaise), les superficies aménagées sont passées de 22 000 hectares en 1987 (année de se mise en service) à environ 105 000 hectares en 2012, selon la SOGED.
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