L’OIM au chevet des migrants de retour à Kolda

La santé mentale des migrants de retour est une préoccupation majeure de l’OIM pour leur réinsertion socio- professionnelle. Dans cette optique, l’organisation internationale des migrations met à la disposition des migrants de retour une formation avec l’appui d’un psychologue pour leur santé mentale. 

En réalité, rappelle le formateur-psychologue, M Sonko, « les migrants ne sont pas malades mais ils ont besoin d’une bonne confession pour se libérer. » C’est pourquoi, l’OIM convertit les migrants de retour en agents de sensibilisation sur le terrain. Et dans cette lutte, la thérapie par le partage d’expérience doit les pousser à une prise de conscience individuelle. Avec celle-ci, ils devront se dire que l’échec n’est pas une fatalité car certains ont vécu la même histoire ou pire qu’eux dans le désert.  

À en croire Ousmane Badji, migrant de retour de la région de Sédhiou, « cette formation va nous permettre de reprendre confiance en nous. Et en racontant notre expérience du désert avec les autres candidats à la migration irrégulière ou ceux l’ayant déjà vécu, on ressentira un soulagement. En un mot, la parole doit être une thérapie pour nous. » Dans la foulée, il précise : « à mon retour, comme je n’avais rien ramené, j’avais des envies folles de me suicider. D’ailleurs, je ne sortais pas pour éviter la stigmatisation sociale. Mais avec cette formation je me sens bien dans mon esprit et dans ma peau… »  

Ainsi, le programme MAM (migrant comme messager) met à contribution les migrants de retour dans la lutte contre les migrations irrégulières. Et pour mieux sensibiliser sur le terrain avec les migrants de retour ou les potentiels candidats à la migration en partageant leur expérience, ils obtiendraient une thérapie.  

Oumar Sonko,  psychologue conseiller d’avancer : « cette formation va permettre aux migrants de retour d’avoir la liberté d’expression pour évacuer une certaine pression par rapport à leur vécu. Et notre rôle est de les redonner confiance pour alléger les pressions comme la nervosité. » 

Avec le programme MAM, le partage d’expériences sera comme un remède pour les migrants de retour dans leur réinsertion socio-professionnelle…

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