Mamoudou Gassama va être « naturalisé français » et intégrer les sapeurs-pompiers, a annoncé Emmanuel Macron

RENCONTRE – Le jeune Malien sans-papiers qui a sauvé un enfant d’une chute fatale en escaladant un immeuble samedi 26 mai à Paris, va obtenir la nationalité française, a annoncé Emmanuel Macron après son entretien avec ce dernier.

Son geste lui a valu une vague de félicitations. Et il devrait lui changer la vie. Deux jours après son ascension de cinq étages pour sauver un enfant suspendu dans le vide dans le 18e arrondissement de Paris, Mamoudou Gassama a rencontré le chef de l’Etat, à l’Elysée. Suite à quoi ce dernier a annoncé qu’il serait « naturalisé français » et intégrerait les sapeurs pompiers prochainement.

L’entourage du chef de l’Etat avait annoncé la tenue de l’entretien à l’AFP dans la nuit. « Le Président tient à travers cette rencontre à saluer un acte d’héroïsme exceptionnel, a expliqué dans la matinée le Palais. Cet acte appelle un geste symbolique de considération du président de la République. » Un acte symbolique, alors que le jeune homme de 22 ans est un Malien sans-papiers. Sur les réseaux sociaux, où plusieurs personnalités politiques s’en sont fait l’écho, il a été demandé au gouvernement et notamment au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb de favoriser la régularisation de Mamoudou Gassama. Une pétition en ligne avait même commencé à circuler dès dimanche soir en ce sens.

Devant les caméras, Mamoudou Gassama a expliqué au chef de l’Etat comment, « vers 20h » ce samedi, alors qu’il s’apprêtait à « commander à manger », il a « entendu beaucoup de monde crier et des voitures se mettre à klaxonner. » Sous une timidité apparente et dans un français hésitant, il a poursuivi son récit : « J’ai vu l’enfant qui était au 4e étage et moi, directement, je n’ai pensé à rien, pas à moi ni rien, je me suis mis à courir, j’ai traversé la route pour aller le sauver. »

« Sans réfléchir, comme ça ? » lui a demandé Emmanuel Macron. « Non, je n’ai réfléchi à rien. Je suis monté directement. Dieu m’a aidé et, Dieu merci, je l’ai sauvé. Quand j’ai commencé à réussir à monter, ça m’a donné du courage pour continuer. […] Après ça, je me suis fait peur, quand j’ai sauvé l’enfant, les policiers sont venus à l’appartement et je me suis mis à trembler. Je n’arrivais pas à réaliser. »

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