Nouvelle bavure aux États unis : Stephon Clark, jeune noir de 22 ans tué par huit balles dans le dos par des policiers

Stevante Clark, brother of Stephon Clark, speaks to the crowd during a vigil to protest the police shooting of Stephon Clark, in Sacramento, California, U.S. March 23, 2018. REUTERS/Bob Strong NO RESALES. NO ARCHIVES – RC12B97F51A0

Stephon Clark, jeune noir de 22 ans tué par huit balles dans le dos par des policiers le 18 mars dernier, fait la une de l’actualité aux États-Unis.

 « C’est une nouvelle affaire qui a tendance à alimenter l’idée que décidément, les noirs américains ne sont pas traités de la même façon dès lors qu’ils doivent faire face à la police dans ce pays », analyse Jacques Cardoze, en direct depuis Washington (États-Unis). Quelques heures après les résultats de l’autopsie, dans les rues de Sacramento, ils sont quelques centaines à demander la vérité sur la mort de Stephon Clark.

Une vingtaine de balles tirées 

Cet homme de 22 ans tombé sous les balles des deux policiers. Sur les pancartes, on peut lire : « Arrêtons le lynchage ! ». Il faut dire que l’autopsie indépendante menée hier a pu délivrer des constatations troublantes : « Il a été touché à six reprises dans le dos », rapporte Benjamin Crump, l’avocat de la famille. « La septième balle l’a atteint ici, sur le côté ». Ce soir-là, la police est appelée à intervenir pour un bris de glace d’une voiture. Stephon Clark se trouve dans le jardin de la maison familiale. Sur la vidéo, on entend un des deux officiers lui demander de montrer ses mains. Quelques secondes passent, les deux policiers présents tirent à eux deux une vingtaine de balles. L’un d’eux justifiera son geste en disant qu’il pensait le suspect armé. Une version aujourd’hui contredite : on ne retrouve qu’un téléphone auprès de la victime.

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