Plaidoirie pour un club fort au Sénégal : Et si Youssou Ndour investissait dans le football ?

Le nom du Sénégal figure dans la short-list des clubs devant disputer la phase de poule de la Ligue africaine des champions, grâce à Teungueth FC. Le club rufisquois, coaché par Youssouph Dabo, a gommé une période de disette de 17 ans, d’absence de club sénégalais dans le gratin du football africain. Une mauvaise passe qui sans doute, suscite moult interrogations !

Quels clubs s’imposent souvent en Afrique et comment ? Cette question mérite d’être posée à plusieurs titres, dès l’instant qu’on constate une certaine régularité des grands clubs de renoms en Afrique.
Prenons l’exemple du Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi, formé en 1939 et dirigé depuis 1997 par le très puissant homme d’affaires et politique Moïse Katumbi. Ce club de la République Démocratique du Congo possède l’un des plus gros palmarès d’Afrique avec dans, son escarcelle, cinq Ligues des champions de la CAF (1967, 1968, 2009, 2010, 2015), trois Supercoupes de la CAF, une Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe (1980) et deux Coupe de la Confédération (2016, 2017). Alors, pourquoi ce club si puissant s’impose en Afrique ? Un simple coup d’œil sur son budget estimé à 8 millions de dollars en 2017 (près de 4,5 milliards de Fcfa) pourrait apporter une réponse à cette question. À cela s’ajoute les différents sponsors et équipementiers qui font de ce club un leader incontesté du continent. Le TP Mazembe se distingue également par ses infrastructures sportives dont le stade du TP Mazembe, inauguré le 12 juillet 2012. Le sponsoring, la billetterie, les mannes financières glanées sur les différentes compétitions font de cette formation une des vitrines du football africain.
Ailleurs également sur le continent, des exemples de gestion des clubs font parfois la différence au niveau des résultats sportifs.
En Égypte, le champion d’Afrique en titre, Al Ahly, totalise 9 titres de champions, le Zamalek (5 titres), en Tunisie l’Espérance Sportive de Tunis, le CS Sfaxien, l’Étoile sportive de Tunis, au Maroc le Raja Casablanca, le Wydad Athletic Club, la RS Berkane, en Alger l’USM Alger, en Guinée le Haroya FC, tous font aujourd’hui figure de « Grands » du continent du fait de leur bonne gestion et des centaines de millions investis.
Au Sénégal, par contre, la plaie est béante. La différence est trop grande pour ne pas dire astronomique entre les ressources financières des clubs, leurs gestions et les infrastructures sportives. Seule la Jeanne d’Arc a eu l’opportunité de jouer en phase de Poule de la Ligue des champions, en 2004 sous la conduite du président feu Omar Seck (avant la « Vieille Dame », Gorée avait disputé deux demi-finales de Coupe des Clubs champions en 1978 et 1985).
A l’époque, le club dakarois faisait la différence sur le coté sponsoring avec Mobile Leader Price Market, la vente des joueurs, la boutique du club et les fonds récoltés auprès des fans (vente des billets, tee-shirts, etc.)
Aujourd’hui, émaillée par des querelles profondes de gestion, la « JA », l’emblématique club national, ne tient plus et végète dans le championnat national 1. Un vrai gâchis !
Teungueth FC sonne comme une lueur d’espoir avec cette qualification historique en phase de poule de la Ligue africaine des champions. Mais, ce club qui n’a qu’une petite expérience dans l’élite sera-t-il en mesure de tirer son épingle du jeu face au gros morceaux africains sur le plan financier ?
Une autre option, et pas des moindres, est dans les idées. Mais, faudrait-il y aller jusqu’au bout pour avoir gain de cause ?
Il s’agit là de notre Youssou Ndour national, icône de la musique mondiale et passionné du sport roi. Notre football local a besoin de mécènes. Et sur ce plan là, l’emblématique musicien sénégalais est le porteur d’espoir. Le Sénégal du football a soif de titres, ce « Monsieur » pourrait bien apporter sa pierre à l’édifice pour avoir ce club fort. Youssou Ndour est ce messie attendu pour concrétiser ce vœu. S’il créait un club genre « Medina FC », « You Foot », « You Fc » ou encore « Futurs Medias FC », un club qui aura le même standing que le TP Mazembe, avec son propre stade, ses bus, sa boutique et des joueurs de renommés internationaux recrutés un peu partout en Afrique, ce serait le bout du tunnel dans un avenir proche pour le football sénégalais.
Ce businessman « Made in Senegal » a déjà réussi dans le monde audiovisuel avec sa Super puissante « GFM » (Groupe Futurs Médias) avec ces supports l’Observateur, Record, Rfm, King Fm entre autres… Il pourrait bien tenter le coup avec le football, s’il est évidemment bien conseillé dans ce domaine.
« Tout ce qu’il touche devient de l’Or », disait un vieux. Nous prions que notre Youssou Ndour national investisse aussi dans le football, afin que ce sport roi puisse devenir de l’Or chez nous.
Une demande nationale…
Sportivement !
Par Papa Waly NDAO, journaliste sportif basé à Louisville, Kentucky (Etats-Unis)

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