Prochaine élection présidentielle – Khalifa Sall, le challenger de Macky

L’hebdomadaire Jeune Afrique a dressé une liste de personnalités qui vont marquer le continent africain en 2016. Parmi ces dernières, figure en bonne place, le maire de Dakar. Pour le journal, Khalifa Sall peut être un « véritable challenger de Macky Sall en 2017 ou 2019 ».

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Le maire de Dakar est cité par Jeune Afrique parmi les personnalités qui feront l’Afrique en 2016. Khalifa Sall est, depuis 2009, le maire de la ville de Dakar. Ses réalisations à la tête de cette grande agglomération font que l’hebdomadaire le voit comme un futur candidat à la prochaine présidentielle. Mais l’hebdomadaire indique que M. Sall « n’est jamais sorti du bois » pour affirmer son désir d’être candidat.

Le journal tente d’expliquer ce mutisme du socialiste par le fait que rien n’est encore sûr que la prochaine élection, pour désigner celui qui va diriger le Sénégal, va se tenir en 2017. Pour qu’elle se tienne à la première date citée, il faut qu’un référendum ait lieu en 2016. Si cela n’est pas fait la présidentielle va se tenir en 2019.

Toutefois, une autre incertitude règne au Parti socialiste (Ps). Les verts dirigés par Ousmane Tanor Dieng vaguent entre deux scénarii : « Présenter une candidature socialiste autonome face à l’allié Macky Sall ou se rangeait derrière ce dernier ». « Si le PS optait pour cette seconde hypothèse, Khalifa Sall pourrait bien prendre le maquis et se présenter sans le soutien de son parti », croit savoir Jeune Afrique.

L’obstacle Tanor

Par ailleurs, le maire de Dakar a, devant lui, deux obstacles majeurs qui le séparent de la présidentielle : Macky Sall, l’actuel président de la République et Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du Parti Socialiste. Au sujet de ce dernier, Jeune Afrique a ouvert une large fenêtre pour se demander « à quoi joue Tanor ? » Le journal poursuit son interrogation pour savoir si « le secrétaire général du Parti socialiste soutiendra Macky Sall à la prochaine élection ? », ou « laissera-t-il la jeune garde émerger ? ». Autant de questions que se pose le journal, avant de rappeler que le maire de Nguéniène « avait promis qu’il partirait, mais il est toujours là, inamovible dinosaure ».

En tout cas, le débat se pose dans les rangs des verts de Colobane. Le futur challenger de Macky Sall pourrait bien être Khalifa Sall estime Jeune Afrique, en rappelant que l’ancien président Abdoulaye Wade n’a plus l’âge pour être de nouveau candidat. Son fils, qui a été désigné par le Pds comme son candidat à la prochaine présidentielle, restera en prison jusqu’en 2019. Idrissa Seck, quant à lui, « apparaît plus effacé que jamais », alors que Moustapha Niasse a juré fidélité à Macky Sall.

Le seul candidat crédible qui pourrait rivaliser avec le président sortant est donc le maire de Dakar. En attendant, Khalifa Sall doit régler l’équation Tanor. Sur cette question, Jeune Afrique, qui cite son entourage, renseigne que Khalifa Sall « est partie prenante d’une entente clandestine anti-Tanor et qu’il sortira du bois le moment venu ».

Flou total sur la tenue d’un référendum

Toujours sur la liste des personnalités qui vont faire l’Afrique en 2016 figure le chef de l’Etat. En quoi Macky Sall marquera-t-il l’année 2016 ? Pour Jeune Afrique, l’ancien maire de Fatick est attendu pour édifier les sénégalais : réduire son mandat afin que la prochaine présidentielle se tienne en 2017 ou faire du « wax waxet » (se dédire), comme l’avait fait son prédécesseur Me Abdoulaye Wade.

Tout ce qui est clair est que « le flou reste total » pour la tenue d’une présidentielle en 2017 : le calendrier pour la date du référendum n’a pas été confirmé et « nul ne connaît le contenu des réformes qui seront soumises aux sénégalais ». Même le Conseil constitutionnel, l’organe qui doit donner son avis sur la réduction du mandat, n’a été saisi.

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