Quand Pape Diouf démonte la gestion de l’OM par Vincent Labrune

Mazette, quelle leçon les amis ! Les oreilles de Vincent Labrune, ci-devant président de l’OM ont dû siffler comme jamais ce jeudi soir, quand Pape Diouf, sur le plateau d’Itélé, a démonté la gestion hallucinante du club telle que la révèle ce mercato d’été 2015. Le coup est d’autant plus rude que Pape Diouf est celui qui remis l’OM sur les rails, a bâti les fondations sur lesquelles le club a pu gagner un titre et deux Coupes de la Ligue, avant de retomber dans l’anonymat des palmarès depuis trois ans.

Donc, sur Itélé, ce fut la fête de Vincent Labrune (ICI et LA). Par Bruno Roger-Petit 
 
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D’abord sur le départ de Ayew, parti ans avoir rapporté un sou à l’OM : « Il est évident qu’il y a une grosse grosse grosse erreur de gestion qui s’est produite puisque des garçons comme Ayew, ne serait-ce que lui (qui a pu quitter le club pour 0 alors qu’il a été formé par le club, c’est une grossière erreur, une énorme erreur qui a été commise ». Conclusion, Vincent Labrune ne sait pas anticiper les problèmes.

Ensuite sur le cas Nkoulou, qui dispose encore d’un an de contrat et se refuse à prolonger, ce qui devrait aboutir sur un départ à la Ayew : « L’erreur sur Nkoulou est déjà commise. On n’attend pas la dernière année de contrat d’un joueur pour discuter avec lui puisqu’il est en situation de force et ça fait dire à son président que ce sont les joueurs aujourd’hui qui commandent. Ce ne sont pas les joueurs qui commandent. Celui qui doit commander, c’est quand même la direction d’un club. Quand on doit discuter avec un joueur, on doit le faire au moins deux ans avant la fin de son contrat pour être en situation de force. » Conclusion, Vincent Labrune ne sait pas négocier.

Dans la foulée, Diouf s’en est pris au peu d’ambition de l’OM lors de ce mercato estival : «Cela n’excite pas le public marseillais, cela n’excite pas le supporter de base que je suis redevenu. Beaucoup de joueurs sont partis de France, nivelant le championnat. » Et Diouf d’ajouter que l’OM n’est pas ce petit club sans moyens souvent présenté par le président Labrune : « On l’oublie souvent parce qu’on voit Paris, mais Marseille reste malgré tout le club le plus riche en France derrière le PSG. Il y a autre chose à faire que ça« . Conclusion, Vincent Labrune ne sait pas compter comme il conviendrait pour le bien de l’OM.

Velodrome-Jean-Pierre-Foucault-s-en-mele_article_hover_preview.jpgEnfin, dernière flèche, la mise en cause de la gestion du cas Bielsa par Labrune : « Vous pensez que Gerets n’était pas un homme avec un fort tempérament ? Il en était un, sauf qu’entre lui et moi, nos relations étaient gouvernés par un respect, une considération réciproque, et chacun a su rester à sa place. Ce qui ne semble pas être le cas aujourd’hui à l’OM. » Conclusion, Vincent Labrune ne sait pas bien se conduire face à un entraineur de la dimension de Bielsa.

La charge est rude, d’autant plus, répétons-le, qu’elle émane d’un ancien président de l’OM qui lui, a réussi son passage à la tête du club. Pire encore, tout ce que dit Diouf relève du simple bon sens et est à portée de compréhension de n’importe quel étudiant de 1ere année en école de commerce.

C’est en cela que le diagnostic est accablant, en ce qu’il montre que le niveau de compétence de l’actuel président de l’OM est des plus faibles. A sa décharge, il est vrai que la direction d’une entreprise de la dimension du club marseillais n’est pas le métier d’origine de Vincent Labrune, qui a débuté dans la vie publique comme attaché de presse de vedettes de la télévision et qui est arrivé à la tête de l’OM à la suite d’un parcours de vie à la petit Tapie.

Cela étant, les dommages pour le club marseillais sont là. Comme Diouf et bien des supporters, tous ceux aiment et/ou respectent ce grand club de l’histoire du football sont inquiets de la manière dont le président Labrune le mène depuis trois ans.Trop d’impréparation. Trop de légèreté. Trop d’amateurisme. Trop d’improvisation. Et il arrive toujours un moment où trop, c’est trop.

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