Scandale en France : une école de commerce de Paris abritait une filière d’immigration clandestine

XVMf14ee854-a41f-11e5-8fcf-5914aa61b6cf-805x453Une école de commerce du XVe arrondissement de Paris a permis l’entrée en France d’un millier de clandestins chinois, selon une information du « Figaro ».

C’est l’une des plus grosses filières d’immigration clandestine chinoise jamais découverte en France. Une école de commerce privée de la capitale, cachait derrière ses murs une véritable usine à clandestins. Selon une information du Figaro, lundi 7 décembre, les policiers de l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi des étrangers sans titre (Ocriest) perquisitionnent un établissement scolaire du XVe arrondissement. À l’intérieur, ils saisissent des cartons de documents, du matériel informatique, un lot de chèques sans ordre pour une valeur de 180.000 euros ainsi que 80.000 euros en espèces. Une infime partie des bénéfices de la filière d’immigration clandestine. 

Des faux diplômés qui n’ont jamais suivi un seul cours

Toujours selon Le Figaro, l’école de commerce était en fait dirigée par une équipe d’escrocs. Le réseau, actif depuis 2013, aurait permis de faire venir en France entre 500 et 1.000 clandestins chinois chaque année. Essentiellement des garçons de 20 à 25 ans. Leur technique était rodée : monter des dossiers de fausses inscriptions pour « recruter » illégalement de jeunes Chinois candidats à l’exil. Ils étaient d’abord racolés par des « rabatteurs » en Chine et en région parisienne.

Puis des convocations et des attestations d’inscription leur étaient envoyé afin qu’ils obtiennent un visa. Une fois en France, des certificats de scolarité, des bulletins de notes et la délivrance de diplômes plus vrais que nature leur permettaient de s’établir pendant un à trois ans en tant qu’ »étudiant ». De faux diplômés qui n’ont jamais suivi un seul cours dispensés par l’école. La police a par exemple retrouvé l’un d’eux dans un restaurant comme plongeur, alors qu’il était censé être « bac +8 ». 

« Le mode opératoire, assez simple, était quasiment imparable »  Julien Gentile, patron de l’Ocriest

Les tarifs des prestations frauduleuses étaient ceux des véritables inscriptions : entre 2.800 et 4.200 euros. « Le mode opératoire, assez simple, était quasiment imparable, puisqu’il n’y avait besoin d’aucune logistique de transports, ni de cache aménagée pour les clandestins, et d’aucune prise de risque lors des passages à la frontière », observe le commissaire divisionnaire Julien Gentile, patron de l’Ocriest.

Quatorze personnes ont été interpellées. Parmi eux, le directeur de l’école, déjà connu pour des affaires d’escroquerie, de banqueroute, de fraude fiscale et d’extorsion de fonds. Les policiers ont également découvert que les responsables de l’école utilisaient les chèques émis sans ordre par les faux étudiants pour lessiver de l’argent en espèce venant du banditisme et notamment de vieux « caïds » de la banlieue est.

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