Sénégalais vivant en France, Aly Bathily de la République des Valeurs décline le sens de son engagement politique

Sénégalais vivant en France depuis près de 20 ans, Aly Bathily est diplômé en communication politique à l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée. Leader associatif réputé dans la région Parisienne, il a aussi marqué son empreinte dans la politique comme Président de l’association (SOFA) Solidarités des Familles Africaines. Malgré sa vie chargée au pays de Marianne, il s’est engagé à venir en aide aux populations de son pays d’origine.   Dans cet entretien accordé à Bitimrew Press Group, M. Bathily revient sur les raisons fondamentales de son engagement social mais aussi politique au sein du parti, République des Valeurs de son leader Thierno Alassane Sall.

Sénégalais vivant en France, qu’est ce qui justifie votre engagement au Sénégal ?

Je me suis engagé en politique parce que je ne peux me résoudre à voir mon pays, le Sénégal, sombrer dans la misère socio-économique, la perte des valeurs, la corruption et tout ce qui aujourd’hui est un frein pour la placer dans le concert des nations. Par ailleurs, j’ai décidé d’apporter toute l’expérience politique, professionnelle et associative que j’ai acquise en Occident.

Serez – vous candidat aux élections locales prochaines ?

Malheureusement, non, je ne serai pas candidat aux élections locales du 23 janvier 2022.

Quel est votre programme ?

Notre programme au niveau de la République des Valeurs est axé sur 5 piliers. Il s’agit de refondre notre démocratie et moraliser la vie politique et l’action publique, de mettre en marche un nouveau modèle économique générateur d’emplois et de richesse nationale partagée, de donner à nos enfants toutes les chances de réussir, d’assurer un accès universel aux services et infrastructures de base, avec une haute qualité et enfin de bâtir une Sénégal de paix souverain et ouvert au monde. Voilà les 5 axes de notre programme que nous allons mettre en œuvre dans tous les territoires, si nos compatriotes nous font confiance.

Existent-ils des manquements que vous avez constatés dans votre localité ?

J’ai constaté que ma localité manque de tout. Bakel est un département carrefour mais également frontalier avec 2 pays, le Mali et la Mauritanie. Mais, l’État a toujours méprisé les habitants de ce département et plus largement de la région traditionnelle du Sénégal Oriental. La localité manque de tout, routes, hôpitaux, écoles, administrations, infrastructures sportives, culturelles etc… J’envisage être le porte-voix de ce département qui pourtant ne demande jamais rien mais tout lui est dû !

Parlez-nous de votre mouvement et pourquoi ce choix ?

J’ai choisi de cheminer avec la République des Valeurs et particulièrement avec notre leader, Thierno Alassane Sall, parce que je suis certain qu’il est une chance pour notre pays. De par son parcours, sa personnalité, ses qualités intellectuelles et morales largement au-dessus de la moyenne. Je pense que si les sénégalais font confiance à TAS, notre pays aura déjà gagné en compétence, en valeur sûre, et moralité sans aucun doute.

Avez vous une base politique active au niveau de votre localité ?

J’ai la chance d’être originaire du village de Tuabou, dans le département de Bakel, mais j’ai également la chance d’être un natif de Dakar où j’ai en partie grandi dans le quartier des HLM. Très jeune, j’ai été secrétaire général de l’ASC HLM 6, donc mon engagement au service du public date de très longtemps. Nous sommes présents aussi bien aux HLM où nous joueront un rôle de premier plan lors des élections locales, idem pour Bakel où nous faisons un excellent travail avec la jeunesse, les femmes et le 3ème âge.

Quel est l’apport de la diaspora au sein du pays ?

Vous n’êtes pas sans savoir que la Diaspora est le premier bailleur de notre pays avec plus de 1000 milliards de flux financiers par an qu’elle fait rentrer dans l’économie sénégalaise, même si la crise Covid 19 a semblé ralentir ces chiffres. Le président de la république a tellement bien compris l’apport de la diaspora qu’il a même dans son gouvernement quelques ministres avec des portefeuilles importants qu’il est venu chercher parmi ces sénégalais.

Quels messages avez-vous à lancer à vos compatriotes de la diaspora ?

J’invite, j’exhorte l’ensemble de nos compatriotes de la Diaspora, engagez-vous, engageons-nous ! Partout, dans toutes les institutions vous verrez des sénégalais occuper des postes stratégiques à hautes responsabilités. Il est temps que nous mettions ces expertises et ces talents au service du développement de notre pays. L’Afrique ne peut être développé que par ses propres fils, personne ne le fera à notre place. Donc où que nous soyons nous devons en faire notre leitmotiv.

Votre dernier mot

En définitif, je dois dire que le sujet que je souhaite défendre ardemment c’est l’éducation et l’éveil des consciences de nos futures générations. Je suis très inquiet de ce que je vois qui transcendent notre jeunesse, un médecin est moins important qu’un influenceur, un instituteur est moins valoriser qu’un lutteur, et plein de cas de figure. Revenons au fondamentaux avant qu’il ne soit trop tard.  J’emprunterai la Maxime d’Abraham Lincoln : « Si vous trouvez que l’éducation est cher, essayez donc l’ignorance ».

Entretien réalisé par Alé Ndaw,

Bitimrew Press Group  (ww.wabitimrew.net)