Trafic passeports diplomatiques entre la Présidence et le MAE : Le tribunal militaire condamne tous les prévenus

Le juge du tribunal militaire a condamné à un an d’emprisonnement ferme, tous les prévenus impliqués dans l’affaire du trafic de passeports diplomatiques entre la Présidence et le ministère des Affaires étrangères. Il a ainsi suivi le réquisitoire du parquet. Ce, malgré les dénégations des prévenus.

Trafic passeports diplomatiques entre la Présidence et le MAE : ils ont écopé d’un an de prison ferme

L e tribunal militaire a rendu, mardi , son verdict dans l’affaire du trafic des passeports diplomatiques entre la Présidence et le ministère des Affaires étrangères. Tous les prévenus ont été condamnés à un an d’emprisonnement ferme, conformément au réquisitoire du parquet. Ils sont reconnus coupables de complicité de faux en écritures privées.

Après avoir ordonné leur relaxe des chefs d’association de malfaiteurs et de trafic de migrants, le tribunal a demandé la requalification des faits de complicité de faux dans des documents administratifs en délivrance indue de documents administratifs. L’affaire a été évoquée le 28 octobre, à la barre de la Chambre correctionnelle du tribunal militaire.

Après 10 mois de détention préventive, les hommes d’affaires Limamoulaye Seck, Aly Ndao, les deux agents au ministère des Affaires étrangères Badara Sambou, Cheikh Ibnou Araby Samb et les gendarmes Mamadou Ba et Assane Dionne, se sont tour à tour expliqués sur leur responsabilité dans cette affaire. C’est en décembre 2021 que celle-ci a été rendue publique.

Quatorze faux dossiers déposés ont été débusqués à la Présidence. Sur ces entrefaites, l’Aide de Camp du président de la République, le Général Meïssa Cellé Ndiaye, a fait un signalement et exigé, sur demande du président de la République, qu’une enquête soit ouverte.

C’est ainsi que, un à un, des individus supposés mêlés à cette nébuleuse ont été arrêtés. Les perquisitions ont permis aux enquêteurs de découvrir que les « faussaires » sont parvenus à confectionner, plus d’une vingtaine de passeports diplomatiques. Les passeports diplomatiques étaient vendus à environ 6 millions FCFA.

Les investigations techniques effectuées sur les téléphones portables des mis en cause ont permis de découvrir des captures d’écran de photos de passeports diplomatiques, des documents administratifs en rapport avec la délivrance des passeports diplomatiques, ainsi que des reçus et messages d’accusé de réception de transactions monétaires.

Il ressort de cette analyse technique la présence du numéro de téléphone de l’adjudant-chef Bâ sur les téléphones des mis en cause, ainsi que des communications régulières entre ce dernier et Limamoulaye Sec
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