Une nouvelle société sénégalaise en construction, sous le Président Macky Sall

 

«Le politicien songe à la prochaine élection, tandis que l’homme d’Etat pense à la prochaine génération.» Wilson Churchill.  Le Président Macky SALL n’est aux commandes du Sénégal que depuis Mars 2012,  période où le recul démocratique au cours des dix dernières années du à un président-roi, était insupportable par le peuple sénégalais.

L’opposition présentement au Sénégal semble amnésique quant à la situation désastreuse du Sénégal avant la prise du pouvoir par le Président Macky SALL.

Quand le nouveau président prenait le pouvoir, on pouvait constater que les ingrédients étaient réunis, tant le tableau économique et social était sombre, et nous faisait figurer parmi les dix-huit derniers pays au monde selon le classement du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Aucun des anciens présidents du Sénégal, encore moins les hommes politiques de manière générale, qui ont l’ambition de gouverner notre pays, ne s’étaient inquiétés de la situation et nulle part il n’a été question de remise en cause et de refondation de nos stratégies de développement. Pourquoi après cinquante années d’indépendance, malgré nos atouts indéniables, capital humain, stabilité politique, forte aide au développement, un Etat organisé,  tous les efforts et sacrifices consentis par les populations, le Sénégal figurait toujours parmi les pays que certains analystes comme Oswaldo de Rivero dans son ouvrage (Le mythe du développement), considéraient comme «des entités non viables – ENV ?» Et pour lesquelles si des mesures radicales ne sont pas appliquées, ils vont se transformer en «ECNG – Entités chaotiques non gouvernables où dominent la violence, la délinquance, la mal gouvernance, les pertes de valeurs morales et spirituelles menant vers une désintégration totale.»

Face à ces constats, est-il nécessaire d’affirmer que nous devons tous ensemble réagir pour freiner cette destruction tendancielle de notre société et de notre économie? Ne faut-il pas prendre nos responsabilités et notre destin en mains? Que voulons-nous pour notre pays?  Comment atteindre nos objectifs librement déterminés en fonction de nos potentialités et des attentes des populations? Répondre à ces questions, c’est avant tout analyser la voie jusqu’ici suivie. D’où venons-nous? En effet toute vision doit tirer son sens, sa légitimité, sa pertinence, de la connaissance des faits économiques de notre pays depuis l’indépendance. La contribution de l’agriculture au PIB connaissait une très forte baisse – un taux de croissance négatif de -0,6% en 2001-2007 – un taux de croissance des importations de riz de 7,9%. Des investissements publics sans effets induits sur l’emploi et le pouvoir d’achat des populations – un train de vie de l’Etat excessif accompagné de gaspillage des deniers publics et de détournements.  

Le Sénégal n’était plus sur une dynamique pour devenir un pays riche, mais pour n’être pauvre qu’à 50% en 2015 conformément aux OMD, les objectifs du millénaire pour le développement.

Que s’est-il passé au cours de 2000 à 2012 pour rendre vains tous les efforts accomplis par nos dirigeants, nos cadres, nos populations? Si des fautes graves, des erreurs ont été commises dans les choix et dans les méthodes, qui pourra contester au Président Macky SALL le désir de bien faire et la volonté d’améliorer la vie de ses compatriotes? C’est de cela qu’il s’agit réellement et non de la politique politicienne dont font montre une opposition dépourvue de toute ambition pour le peuple sénégalais. Monsieur Macky SALLL, pour avoir compris avant même sa prise du pouvoir que la raison des échecs de nos hommes politiques se trouvait dans la conservation d’un cadre d’intervention contre-productif et des stratégies économiques conçues ailleurs, non adaptées à notre contexte, en nette opposition à nos intérêts et nos valeurs de société, a engagé le Yonou Yokouté pour un Sénégal Emergent. C’est le cas de le dire. Et dans sa claire vision, il ne devait plus être question : de maintenir des nationaux en dehors de la gestion des secteurs stratégiques (l’OPA de WARI sur TIGO)  en est une illustration parfaite : télécommunications, eau, énergie, ports, aéroports et grande distribution. De  concentrer  toutes les activités économiques à Dakar, lieu principal des investissements publics depuis l’indépendance, preuve d’une absence totale d’une politique rationnelle d’aménagement du territoire. Mais il ne suffit pas de penser ou de rêver, encore faut-il oser croire à sa pensée, à son rêve pour le mettre en pratique concrètement. Le président Macky SALL a eu le courage d’engager la destruction de l’ancien système dont les autres « politicards » ne souhaitent et ne cherchent qu’à rétablir. (Le Conseil des Ministres décentralisé ; les Pôles économiques ; la Pôle économique de Diamniadio; le PUDC ; Prolongement de la VDN ; Future route des Niayes ; l’Autoroute ILA Touba, la CMU, la Bourse Familiale, le FAISE, le FONGIS) entre autres.

 

On nous casse les tympans avec: c’est le Président Wade qui a pensé les chantiers en cours et qui a fait rêver les sénégalais, soit ! Mais aujourd’hui, force est de constater que c’est le PSE  du Président Macky SALL qui s’impose comme un nouveau cadre d’intervention assis sur la destruction des fondamentaux du passé pour rendre nos bases plus solides et plus productives au sens de la «destruction créatrice» de Schumpeter : priorité à l’agriculture, notamment à l’agriculture vivrière qui a toujours constitué la base et le point de départ de tous les progrès économiques et sociaux, à l’élevage, la pêche tout en respectant les principes de la bio-économie et la protection de l’environnement : d’où l’objectif d’atteindre très rapidement l’autosuffisance en riz, prônée par le Président Macky SALL. Non ce n’est pas du tout le plan REVA qui finalement n’était qu’un slogan.

Le Président SALL a compris que le temps presse et que  le monde en crise est en pleine mutation. De moins en moins nous pourrons compter, comme nous avons été formatés à le faire, sur l’aide extérieure et que d’autres viennent relever à notre place nos propres défis. Les sénégalais de l’extérieur l’ont bien compris avec des transferts d’argents qui ne cessent de grimper (1000 milliards de Francs Cfa). Le Sénégal sous Macky SALL ne pouvait échapper à la remise en question de son système économique. Il ne pouvait pas  maintenir les anciens schémas. Il a fallu inventer un nouveau cadre alternatif tant les menaces étaient grandes. Cette horde de candidats à la candidature doit d’abord s’approprier les normes universelles de démocratie et de bonne gouvernance afin que soient réelles nos principes de gestion, dont le premier sera de placer la Personne humaine au début et à la fin de toute stratégie de développement afin de lui garantir un cadre de vie sain, l’accès à l’éducation et à la santé, à l’emploi, à la sécurité et à la paix sociale, au lieu de jouer aux coudes entre eux pour exister sur la scène politique sénégalaise.

 

Il est désolant que face au futur, l’opposition opte pour le maintient indéfiniment du confort de l’inertie, un modèle obsolète, des méthodes, attitudes et pratiques d’un autre temps. Alors que pour le Président Macky SALL et son gouvernement, il est  impératif de tenir compte des faits annonciateurs de grands bouleversements obligeant à éliminer la résistance aux changements et la peur des nouveautés, pour s’imposer de nouvelles normes de pensée, d’action et de comportement. Ne pas se remettre en cause c’est s’exposer au désastre et condamner les générations futures. Il faut de façon urgente et impérative, avec la participation de tous les fils du pays accompagner et soutenir le Président Macky SALL dans la pratique du nouveau modèle de développement humain durable que son gouvernement est entrain d’exécuter avec brio. Lors de la journée des Institutions le Président SALL rappelait à l’opposition une fois de plus, que « dans une démocratie, le dialogue public se passe à l’assemblée nationale.» Tout dernièrement à Addis- Abéba, il a produit un vibrant plaidoyer pour la jeunesse Africaine en ces termes : «La Jeunesse est une composante essentielle, la force du continent africain et l’Afrique est un paradoxe : continent le plus vieux, berceau de l’humanité, continent le plus jeune par sa population. Il faut que la jeunesse africaine soit décomplexée, je l’invite à ne pas rester inactive. Que chacun puisse chercher l’excellence et se sentir concerné par ce qui se passe dans le monde.»  Et il invitait à un combat farouche contre la corruption, indiquant que «ce n’est pas par des déclarations que nous y arriverons, mais un combat acharné de tous les jours». Comme dirait l’autre, accepté et validé, Monsieur le Président de la République.

Encore une fois, n’est pas Macky SALL qui veut !  Lors du Référendum du 20 mars 2016, ce que beaucoup ignore, est que le NON des nouveaux candidats à la candidature (Abdoul MBAYE, Khalifa SALL, Malick GAKOU) entre autres, cachait une intention non avouée. Ce groupe prétendait dénoncer un «reniement» de Macky SALL qu’il qualifiait d’acte qui sape la crédibilité des hommes politiques alors qu’il cachait une autre lame de fond dernière cette position. En vérité, c’était là, un groupe de leaders futurs candidats à la présidentielle à l’horizon qui profitait de l’opportunité du moment pour tenter à tout prix de déstabiliser le président Macky Sall et par la même occasion de se positionner comme alternative à la prochaine présidentielle. Dans ce trio seule la position du Maire de Dakar restait floue. Mais aujourd’hui les masques sont tombés. «Un combat pour le Sénégal, pour servir le pays. C’est une conviction qui nous anime depuis l’ère senghorienne, et que nous nous devons de préserver. Avec une telle mentalité nous serons capables de soulever des montagnes. Il est dès lors inéluctable que l’on s’approche des populations pour échanger avec elles et mieux axer notre démarche. Nous ferons face, parce que nous ne doutons pas» a déclaré monsieur Khalifa SALL à St-louis tout récemment. Monsieur le Maire bienvenu dans la cour des grands et comme vous le dites si bien «En politique, on ne se fait pas de cadeaux. Mais avec détermination, on peut réussir. On aura devant nous des gens qui ne nous ferons aucune concession», alors assumer et assurer face aux populations sénégalaises.

 

Alioune Ndao FALL

Secrétaire National Chargé de la Diaspora Apr

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